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leo-frde

SujetLe fil des mots qui nous enchantent, des mots qui nous rendent plus intelligents ;-))36contributions    
Commentaire
L'exact contrepoint du fil "dico-Leo-moche" qui a toute son utilité mais qui laisserait accroire que la langue n'est que "vilaine".

J'y ai pensé hier en proposant dans la rubrique des "Nouvelles Entrées" le formidable mot "sot-l'y-laisse" qui est une merveille de construction.

A vous de venir à présent nous épater avec vos trouvailles, vos coups de cœur.
AuteurPauvre Lelian (719620) 18 Feb 12, 09:50
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Et ceux qui nous font rire, les croquignolets, on les met où ? Sont-ils acceptés ici ?

(Je pense à pet-de-nonne, nègre-en-chemise, pet-en-l'air, bonheur-du-jour ....)

Bis bald
#1Auteurpatapon (677402) 18 Feb 12, 11:14
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Le rire fait partie (une grande partie) de l'enchantement.

Bien sûr, le rire, l'émotion, ce qui donne à penser aussi ....
#2AuteurPauvre Lelian (719620) 18 Feb 12, 11:19
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In der Zeitschrift "écoute" gibt es eine feste Rubrik "Les jolis mots", immer mit einer kurzen Erklärung zum Gebrauch und zur Herkunft. In den beiden Exemplaren, die gerade auf meinem Schreibtsch liegen, stehen "le boui-boui" und "ric-rac".
#3AuteurCeesem (719060) 18 Feb 12, 12:31
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Pierre Perret dans le "Tord-Boyaux"

Il s’agit d’un boui-boui bien crado
Où les mecs par dessus l’calendo
Se rincent la cloison au Kroutchev maison
Un Bercy pas piqué des hannetons
D’temps en temps y a un vieux pue-la-sueur
Qui s’offre un vieux jambon au vieux beurre
Et puis une nana, une jolie drôlesse
Qui lui vante son magasin à fesses

Au Tord-Boyaux
Le patron s’appelle Bruno
Il a d’la graisse plein les tifs
De gros points noirs sur le pif


Pierre Perret est à lui seul une véritable mine d'or pour ce fil.
#4AuteurPauvre Lelian (719620) 18 Feb 12, 12:42
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J'en extrais pue-la-sueur que j'adore (pas polcor, certes, mais le polcor j'abhorre)
http://www.languefrancaise.net/bob/liste.php?motsclef=pue-la-sueur&submit=Gi%21...
#5Auteurpatapon (677402) 18 Feb 12, 14:52
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En lisant dans "Marianne" un article de plus sur la dette grecque et les positions si divergentes de la France et de l'Allemagne sur ces sujets, je me suis posé la question de l'importance des mots dans la culture collective et toute la symbolique qu'ils sous-tendent.

On ne peut pas comprendre pourquoi les Allemands ont tellement horreur de ces déficits alors que pour les Français ce n'est pas la fin du monde, si on n'examine pas une seconde le sens des mots.

En français le mot dette est tiré du verbe "devoir" - on a reçu quelque chose et on doit le rendre - assez neutre en somme, un devoir, une obligation.

En allemand, il en est tout autrement - le mot Schuld qui l'illustre a également une autre signification : la culpabilité - cette dette, même inconsciemment à cause du contenu sémantique, c'est une faute - il y a tout un jugement moral qui se cache derrière.

Une fois qu'on a pris conscience de cela, tout s'éclaire - on comprend mieux l’hystérie de Merkel face à la Grèce et les autres pays - préférant à la dette le chaos anarchique possible ou la crise économique qui se profile avec ses millions de chômeurs et de pauvres.

Tout ça pour un mot.
#6AuteurPauvre Lelian (719620) 18 Feb 12, 17:49
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Mir gefällt das Wort "Heckmeck". In einer Sendung des BR zur dreihundertjährigen deutsch-bayerischen Migration wurde ich daran erinnert. Es hat aber eine weniger amüsante Geschichte.

Es kommt aus dem Türkischen. Türkische Kriegsgefangene bettelten so heftig um Brot "Ekmek", dass die Deutsche bzw. Österreicher (unterschiedliche Kriege in unterschiedlichen Quellen) es als lautes Gezeter empfanden und Heckmeck für Geschrei, Durcheinander, störendes Verhalten und wildes Gestikulieren daraus machten.



#7AuteurCeesem (719060) 20 Feb 12, 13:16
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J'aime beaucoup alambiqué.

un esprit, un raisonnement alambiqué.

On devine derrière la complexité tordue de la pensée, les serpentins de l'appareil (alambic) dont le mot tire son origine.
#8AuteurPauvre Lelian (719620) 20 Feb 12, 14:13
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Cela m'évoque tarabiscoté, qui est aussi un mot rigolo : je ne savais pas, ça vient de tarabiscot !

Amphigourique est bien aussi.
#9Auteurpatapon (677402) 20 Feb 12, 14:21
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J'ai toujours aimé l'expression délicieusement surannée Que nenni ! (et les réactions qu'elle provoque).
#10AuteurYps (236505) 20 Feb 12, 15:59
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Il y avait encore plus mignon, nenni da, qui est le pendant négatif de oui-da qui se dit encore.

Mascarille, est-ce toi ? - Nenni da, c'est quelque autre.
(Molière)
#11AuteurPauvre Lelian (719620) 20 Feb 12, 16:52
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Quelle érudition...!
#12AuteurYps (236505) 20 Feb 12, 17:12
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Vive Google!
#13AuteurPauvre Lelian (719620) 20 Feb 12, 17:23
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un pense-bête

On comprend bien la construction, mais ce n'est pas tant pour les crétins que pour ceux qui ont la mémoire qui flanche.

Une création de Courteline en 1900 semble-t-il
http://www.expressio.fr/expressions/un-pense-bete.php
#14AuteurPauvre Lelian (719620) 23 Feb 12, 10:05
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dès potron-minet

A remplacé potron-jacquet, l'etymologie donnée pas le CNRTL est sympathique, on y rencontre des écureuils et des chats avec la queue en l'air :
"Étymol. et Hist. 1835 (Ac.). Loc. issue par substitution de minet* «chat» à jacquet «écureuil» (jacquet2) de (dès le) poitron-jacquet «dès l'aube» (1640, Oudin Curiositez); poitron (fin xiies., Audigier, éd. O. Jodogne, 23) représente le b. lat. posterio «cul». Cette loc. qui signifie proprement «dès que le derrière de l'écureuil se fait voir», s'explique par le fait que l'écureuil dresse souvent sa queue, faisant ainsi voir son derrière. Son remplacement par potron-minet est sans doute dû au fait que le chat passe pour être très matinal. Les expr. ont parfois été altérées en patron-jaquet (jacquette), patron-minet (minette), v. en partic. Balzac, Père Goriot, http://cnrtl.fr/definition/potron-minet

http://www.expressio.fr/expressions/des-potron-minet.php
#15Auteurpatapon (677402) 23 Feb 12, 10:55
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la bagatelle

Quel joli mot, aux multiples facettes
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/bagatelle

dont celle-ci : Préliminaires de l'amour ou ébats amoureux.
Qui a fini par donner ce sens : l'amour physique, la baise.
#16AuteurPauvre Lelian (719620) 04 Mar 12, 10:49
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Mais le chemin est parfois long, Messieurs,avant de pouvoir s'amuser à la bagatelle ! Il faut courir le guilledou ou la prétentaine, conter fleurette avant que la dame ne vous accorde ses faveurs et que vous puissiez l'honorer dignement.
#17Auteurpatapon (677402) 04 Mar 12, 13:20
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Ah patapon, ça c'était dans le temps.
Maintenant nos jeunes abordent par un lapidaire "Tu baises?"
#18AuteurPauvre Lelian (719620) 04 Mar 12, 13:31
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callipyge ; sonne si doux à mes oreilles.

Je l'aime surtout pour ce qu'il évoque.
#19AuteurPauvre Lelian (719620) 07 Mar 12, 15:16
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Merci, PL, je viens d'apprendre un nouveau mot. Le dico suggère que l'adjectif ne peut être lié qu'à un derrière. Ein wohlgeformter Hintern. C'est vrai?

Et je suis de ton avis : la prononciation est jolie comme l'image qu'on se fait.
#20AuteurCeesem (719060) 07 Mar 12, 15:49
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Halten zu Gnaden: callipyge (im Dt. kallipygos/ kallipyge) ist Epitheton der Aphrodite und _heißt_ 'die (Göttin) mit dem schönen Hintern', aus gr. 'kalos = gut, schön' und 'pygos = Hintern, Steiß'; das Wort kann also nur auf eine Person bezogen werden (deren wohlgeformtes Hinterteil man apostrophiert).

Ein bißchen Anschauungsmaterial:
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3b/Venus_kallipygos03.jpg/...

Dazu ein netter, wenn auch nicht ganz jugendfreier Limerick:

In the annals of ancient historia,
'Twas Venus who got all the gloria.
She had a pyge
that was very calle.
'Twas truly an arse amatoria.
#21AuteurPierrot (236507) 07 Mar 12, 15:58
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Dann müsste m. E. das "derrière/postérieur" auch auf die französische Seite.

Huch! Il faudrait carrément modifier l'entrée en
callipyge (avoir un beau derrière) = einen wohlgeformten Hintern habend
Un danseur callipyge n'est, selon le TLFi, pas ein wohlgeformter Tänzer, mais ein Tänzer mit einem wohlgeformten Hintern.:
A.− [P. allus. à la statue antique de Vénus Callipyge; en parlant d'une pers.] Qui a de belles fesses, harmonieusement arrondies. Les danseurs sont sûrs d'eux-mêmes, vigoureux, callipyges (Colette, La Jumelle noire,1938, p. 189).


Et puis ça, heureusement que c'est rare :
B.− P. ext., et p. iron., rare. [En parlant d'une partie du corps humain, d'une chose concr. ou abstr.] Qui est de forme arrondie, gros et gras. Faces callipyges d'Ernest Renan, ou de Francisque Sarcey (Bloy, La Femme pauvre, 1897, p. 44); artichauts callipyges (J. Laforgue, Moralités légendaires, 1887, p. 147); époque callipyge (Hugo, Les Châtiments,1853, p. 304).
#22AuteurCeesem (719060) 07 Mar 12, 16:08
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Il faudrait carrément modifier l'entrée
Tout à fait !

Wenn ich den Vorschlag montefiascos seinerzeit gesehen hätte, hätte ich sofort entsprechend (vgl. #21) reagiert.

Wer unternimmt den Korrekturvorschlag?
#23AuteurPierrot (236507) 07 Mar 12, 16:16
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Je trouve aussi joli "à vau-l'eau" à cause de sa prononciation.
#24AuteurCeesem (719060) 07 Mar 12, 17:22
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Quant à moi, j'ai toujours aimé entendre parler de fioritures.
#25AuteurYps (236505) 07 Mar 12, 17:47
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Non que j'aie à en pâtir, touchons du bois, mais j'aime bien impécuniosité.
#26AuteurTheoD (392230) 07 Mar 12, 19:05
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Le lire/entendre ou le prononcer ?!
#27AuteurYps (236505) 07 Mar 12, 19:42
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Le terme étant littéraire, j'aime surtout le lire car il est, en général, employé dans des phrases élégantes. Je crois que je n'ai jamais entendu personne l'utiliser...
#28AuteurTheoD (392230) 07 Mar 12, 19:47
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Et il sort assez difficilement de ma bouche. Faut que je m'entraîne.
#29AuteurCeesem (719060) 07 Mar 12, 20:19
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Tu dis impé comme imper sans r, avec accentuation sur le (fais quand même attention, ce n'est pas tout à fait le même é), et tu enchaînes en vitesse avec curiosité en mettant un n à la place du r et tutto va be. Alles klar Mme conny ?
#30Auteurpatapon (677402) 07 Mar 12, 21:47
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Beaucoup, beaucoup de clarté, c'est le "en vitesse" qui pose un petit problème
#31AuteurCeesem (719060) 07 Mar 12, 21:52
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Tu fais beaucoup de cinéma pour pas grand chose Conny.
Qu'est-ce que je devrais dire, moi, quand je dois prononcer correctement Streichholzschächtelchen en nuançant bien les "ch" et le "sch" en plus.
#32AuteurPauvre Lelian (719620) 07 Mar 12, 21:55
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Tu oublies le schwarz gestrichenes tchechoslowakisches Streichhölzerschächtelchen. :-D
#33AuteurYps (236505) 07 Mar 12, 22:02
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Und die griechische technische Hochschule. (sans parler du Frankfurter Allgemeine Zeitung qui pose bien des problèmes aux journalistes français, pourtant y'a ni "che" ni "sch")
#34Auteurpatapon (677402) 07 Mar 12, 22:13
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Patapon, ça c'est c'est du gâteau à côté des boîtes d'aloufs.
#35AuteurPauvre Lelian (719620) 07 Mar 12, 22:20
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En francais il suffit d'éplucher les textes de Brassens et on en trouvera à la pelle des beaux mots.

En allemand je dois avouer qu'il n'y a pas beaucoup de mots qui me font frissonner de plaisir, mais je trouve "Schmetterling" très beau.
#36AuteurGrossbouff (465598) 08 Mar 12, 08:47
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