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    Quasselzimmer

    Jardins de la poésie, saison 2, premier jardin

    Betrifft

    Jardins de la poésie, saison 2, premier jardin

    Kommentar

    Ob man diesen Faden wiederbeleben kann ? Hier ein Versuch mit Rilke, Herbsttag

    https://www.youtube.com/watch?v=x-MwVjggIcE

    #302AuteurRegenpfeifer (1228344)

    Siehe auch: Les jardins de la poésie, troisième jardin

    Siehe auch: [fr-de] Les jardins de la poésie, premier jardin

    Siehe auch: Jardin de la poésie - n° 10

    @ Regenpfeifer. Il existe 10 jardins de la poésie qui nous ont apporté beaucoup de joie et quelques tracas, notamment en raison des droits d'auteur. Il y a des règles à respecter impérativement. Dana les a formulées au début du troisième fil et je colle ici son avertissement:

    Da die vorhergehende Serie dem Urheberrecht zum Opfer gefallen ist, bitten wir alle, die ein Gedicht posten möchten, nur Texte von Autoren zu zitieren, die seit mindestens 75 Jahren tot sind. Will man auf Gedichte von jüngeren Autoren verweisen, so ist das nur in Form von Links möglich. (Das geht aber.)

    oopsy, qui a collaboré avec zèle aux premiers jardins, a, elle aussi, exprimé le désir que nous les réactivions. Je prends donc la liberté de lancer ce ballon d'essai.

    Verfasser Clélia (601872)  26 Sep. 22, 07:43
    Kommentar

    https://www.youtube.com/watch?v=irdo-8Q7oN4

    Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard - Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson - Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson - Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson - Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare. (Aragon)


    Chant d'automne

    I

    Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;

    Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !

    J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres

    Le bois retentissant sur le pavé des cours.


    Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,

    Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,

    Et, comme le soleil dans son enfer polaire,

    Mon cœur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.


    J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe

    L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.

    Mon esprit est pareil à la tour qui succombe

    Sous les coups du bélier infatigable et lourd.


    II me semble, bercé par ce choc monotone,

    Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.

    Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !

    Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.


    II


    J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,

    Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,

    Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,

    Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.


    Et pourtant aimez-moi, tendre cœur ! soyez mère,

    Même pour un ingrat, même pour un méchant ;

    Amante ou sœur, soyez la douceur éphémère

    D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.


    Courte tâche ! La tombe attend - elle est avide !

    Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,

    Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,

    De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !


      Les Fleurs du mal - Spleen et Idéal - Charles Baudelaire


    #1Verfasser Clélia (601872)  26 Sep. 22, 08:03
    Kommentar

    Merci pour l'info, Clélia, avec Rilke il n'y a pas de problème 😉 Je n'ai qu'à regarder si ma date de naissance correspond à la date de décès de l'auteur et c'est bon 😀



    #2Verfasser Regenpfeifer (1228344)  26 Sep. 22, 08:41
    Kommentar

    Hier ein Link zu Kästners "Oktober" :


    https://youtu.be/GadXgi-ivSY

    #3Verfasser Regenpfeifer (1228344) 30 Sep. 22, 12:51
    Kommentar

    Und um den September zu verabschieden "Mois de Septembre" (Les mois de l'année) de François Coppée († 23. Mai 1908):


    Après ces cinq longs mois que j'ai passés loin d'elle,

    J'interroge mon cœur ; il est resté fidèle.

    En Mai, dans la jeunesse exquise du printemps,

    J'ai souffert en songeant à ses beaux dix-sept ans.

    Quand la nature, en Juin, de roses était pleine,

    J'ai souffert en songeant à sa suave haleine.

    En Juillet, quand la nuit peuplait d'astres les cieux,

    J'ai souffert en songeant à l'éclat de ses yeux.

    Août a flambé, Septembre enfin mûrit la vigne,

    Sans que mon triste cœur s'apaise et se résigne.

    Toujours son souvenir a le même pouvoir,

    Et je n'ai qu'à fermer les yeux pour la revoir.


    #4Verfasser Ceesem (719060) 30 Sep. 22, 13:11
    Kommentar

    La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. (Victor Hugo)


    Der scheidende Sommer


    Das gelbe Laub erzittert,

    Es fallen die Blätter herab;

    Ach, alles was hold und lieblich

    Verwelkt und sinkt ins Grab.


    Die Gipfel des Waldes umflimmert

    Ein schmerzlicher Sonnenschein;

    Das mögen die letzten Küsse

    Des scheidenden Sommers sein.


    Mir ist, als müßt ich weinen

    Aus tiefstem Herzensgrund;

    Dies Bild erinnert mich wieder

    An unsre Abschiedsstund.


    Ich mußte von dir scheiden,

    Und wußte, du stürbest bald;

    Ich war der scheidende Sommer,

    Du warst der kranke Wald.


    Heinrich Heine, (1797 - 1856)

    https://www.flickr.com/photos/stephanexpose/2...

    #5Verfasser Clélia (601872)  04 Okt. 22, 07:38
    Kommentar

    Georg Trakl, 1887 - 1914, Verklärter Herbst


    https://youtu.be/2X-om9JRpuw

    #6Verfasser Regenpfeifer (1228344) 04 Okt. 22, 10:17
    Kommentar

    Ich weiß, wir sind hier im deutsch-französischen Forum, aber dieses Gedicht von Edgar Allan Poe (1809 - 1849) hat es mir angetan:


    https://youtu.be/Y9ksrQ0TQJQ


    wunderbar vertont von der jungen Komponistin Eva Ugalde (geb. 1973) :


    https://youtu.be/ax_V5utWc8U

    #7Verfasser Regenpfeifer (1228344) 04 Okt. 22, 22:10
    Kommentar

    Traduction en français du poème d'Edgar Allan Poe :

    https://www.poesie.net/annabel8.htm

    #8Verfasser Clélia (601872)  05 Okt. 22, 07:16
    Kommentar
    @Clélia : Danke !
    #9Verfasser Regenpfeifer (1228344)  05 Okt. 22, 08:17
    Kommentar

    @ Regenpfeifer : Gern geschehen !


    Tardives floraisons du jardin qui décline,

    Vous avez la douceur exquise et le parfum

    Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine

    De l’illusion morte et du bonheur défunt.

    Nérée Beauchemin, poète québécois, 1850 -1931

    https://www.poesie-francaise.fr/neree-beauche...

    https://www.flickr.com/photos/140898573@N03/5...

    #10Verfasser Clélia (601872)  06 Okt. 22, 08:09
    Kommentar

    L’Adieu

    J’ai cueilli ce brin de bruyère

    L’automne est morte souviens-t’en

    Nous ne nous verrons plus sur terre

    Odeur du temps brin de bruyère

    Et souviens-toi que je t’attends

    Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

    https://www.youtube.com/watch?v=WEpMpl1MhCc

    https://www.flickr.com/photos/142212672@N08/4...

    #11Verfasser Clélia (601872) 18 Okt. 22, 09:34
    Kommentar


    Die Stadt


    Am grauen Strand, am grauen Meer

    Und seitab liegt die Stadt;

    Der Nebel deckt die Dächer schwer,

    Und durch die Stille braust das Meer

    Eintönig um die Stadt.


    Es rauscht kein Wald, es schlägt im Mai

    Kein Vogel ohn' Unterlaß;

    Die Wandergans mit hartem Schrei

    Nur fliegt in Herbstesnacht vorbei,

    Am Strande weht das Gras.


    Doch hängt mein ganzes Herz an dir,

    Du graue Stadt am Meer;

    Der Jugend Zauber für und für

    Ruht lächelnd doch auf dir, auf dir,

    Du graue Stadt am Meer.



    Theodor Storm


    (* 14. September 1817 in Husum, Herzogtum Schleswig; † 4. Juli 1888 in Hanerau-Hademarschen)



    #12Verfasser ama-ryllis (1081929) 18 Okt. 22, 14:12
    Kommentar

    https://www.bilder-hochladen.net/files/big/lm...


    In meiner Heimatstadt findet zurzeit das Bumenfestival "Chrysanthema" statt. Das Motto lautet dieses Jahr: „FREUNDSCHAFT– AMITIÉ, FRIENDSHIP, AMISTAD“. Deshalb überwölbt, wie das Foto zeigt, den Rundweg die dt.- frz. Freundschaft mit einem farbigen Herzen.

    #13Verfasser mars (236327)  26 Okt. 22, 08:25
    Kommentar

     SUR LA PAIX.


    La Paix, déesse immortelle et bienveillante, verse sur la terre l’abondance... les jeunes guerriers ne sont plus armés que de cestes* ; ils reprennent les jeux du gymnase, leurs flûtes et leurs amours innocents ; ils déposent dans un coin ténébreux leurs boucliers terribles, que les araignées auront bientôt recouverts de leurs toiles. La rouille use leurs haches et leurs épées. Les oreilles ne résonnent plus du bruit effrayant du clairon ; le sommeil plus doux que le miel vient clore doucement nos paupières. Nos sens sont enchantés par des rêves délicieux ; partout recommencent d’agréables festins longtemps interrompus, et les hymnes d’amour retentissent dans nos villes charmées.

    Bacchylide, poète lyrique grec de l'Antiquité (vers 516 av. J.-C. – vers 451 av. J.-C.)

    *Ceste : ANTIQUITÉ : Courroie garnie de plomb dont les pugilistes s'entouraient les mains.

    Allégorie de la paix :

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/common...

    #14Verfasser Clélia (601872)  27 Okt. 22, 09:23
    Kommentar

    Der Friedensnobelpreis ist eine Auszeichnung für besondere Verdienste in der Friedensarbeit. Gestiftet hat ihn der schwedische Erfinder und Industrielle Alfred Nobel, verliehen wird er seit 1901 jedes Jahr am 10. Dezember, dem Todestag des Stifters, in Oslo.

    Die Auszeichnung wurde bis 2019 insgesamt 134-mal verliehen, 90-mal (67,2 Prozent) an Männer, 17-mal (12,7 Prozent) an Frauen und 27-mal (20,1 Prozent) an Organisationen. Dabei war das Internationale Komitee vom Roten Kreuz (IKRK) bereits dreimal (1917, 1944 und 1963) und das Büro des Hohen UN-Kommissars für Flüchtlinge (UNHCR) zweimal (1954 und 1981) Preisträger. Damit haben 24 Organisationen mindestens einen Friedensnobelpreis erhalten.

    Von den Preisen wurden insgesamt 67 ungeteilt vergeben, davon 51-mal an eine Person und 16-mal an eine Organisation. Insgesamt 30-mal kam es zu einer Aufteilung, davon 22-mal auf zwei Personen, zweimal auf zwei Organisationen und sechsmal auf eine Person und eine Organisation. Erst zweimal (1994 und 2011) wurde der Friedensnobelpreis auf drei Personen verteilt.

    Liste der Preisträger ...

    https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_der_Fried... 

    #15Verfasser mars (236327)  01 Nov. 22, 10:25
    Kommentar

    Un jour, un jour viendra

    Couleur d'orange ...

    Aragon (1897- 1982)

    https://greatsong.net/PAROLES-JEAN-FERRAT,UN-...

    Ce poème de Louis Aragon, chanté par Jean Ferrat, évoque la mort du poète Fédérico Garcia Lorca, assassiné pendant la guerre civile d'Espagne en 1936 par les milices franquistes. La poésie y est présentée comme un rempart à la guerre. Aragon rêve d'un monde idéal d'où la violence aurait disparu ...

    https://www.youtube.com/watch?v=rvWu5cEIMg8

    #16Verfasser Clélia (601872)  02 Nov. 22, 13:18
    Kommentar

    Le chanteur suisse Michel Bühler est décédé hier. Brel chantait le plat pays, Bühler a chanté le pays qui dort ...

    https://greatsong.net/PAROLES-MICHEL-BUHLER,L...

    https://www.flickr.com/photos/diegojack/24700...

    #17Verfasser Clélia (601872)  08 Nov. 22, 23:16
    Kommentar

    C'est dommage: Il ne dira plus rien. R.I.P.

    #18Verfasser mars (236327) 09 Nov. 22, 07:33
    Kommentar
    #19Verfasser mars (236327) 29 Jan. 23, 09:21
    Kommentar

    En Suisse, on skie, aux Pays-Bas, on patine sur les canaux gelés :

    excellent-week-end-sous-neige-L-pjVlli.jpeg (324×400) (paperblog.fr)


    La coquette patineuse


    Grâce aux polis aciers de vos patins volants,

    Rapide, vous glissez sur la glace légère,

    Vous tournez, vous valsez, vous virez en arrière,

    Et vous faites crier vos fers étincelants.


    Toute la galerie admire vos talents;

    D'une arabesque fine et d'un vol circulaire,

    Vous gravez une lettre en neigeux caractère,

    Déjà bien loin de l'oeil en zigzags tournoyants.


    Madame. je n'ai pas cette légère grâce

    De glisser sur les cœurs sans y laisser de trace,

    Et de me dérober en des vols assouplis,


    D'esquisser un vain nom sur une froide glace,

    Et, sous le dur tranchant des aciers polis,

    D'effleurer, sans la mordre, une mince surface.


    Jacques Villebrune (1876-1883)

    https://www.youtube.com/watch?v=lNEIrXX0zUQ

    #20Verfasser Clélia (601872)  30 Jan. 23, 15:15
    Kommentar

    Mascha Kaléko, Sprache


    Es sprach zu Mister Goodwill

    ein deutscher Emigrant:

    "Gewiß, es bleibt dasselbe,

    sag ich nun land statt Land,

    sag ich für Heimat homeland

    und poem für Gedicht.

    Gewiß, ich bin sehr happy:

    Doch glücklich bin ich nicht."


    https://de.wikipedia.org/wiki/Mascha_Kaléko

    #21Verfasser Regenpfeifer (1228344)  12 Feb. 23, 09:25
    Kommentar

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/common...*

    https://www.bird-food.ca/oiseaux/tourterelle/

    Pâle matin de Février

    Pâle matin de Février

    Couleur de tourterelle

    Viens, apaise notre querelle,

    Je suis las de crier ;

    Las d’avoir fait saigner pour elle

    Plus d’un noir encrier…

    Pâle matin de Février

    Couleur de tourterelle.

    Paul-Jean Toulet (1867-1920 )

    _______________


    *Ile de la Harpe à Rolle entre Lausanne et Genève.

    Erigée en 1835 par des commerçants rollois

    En 1838, Frédéric César de La Harpe, qui fut précepteur du tsar Alexandre Ier de Russie, décède et son nom est donné à cette île. On y a ensuite dressé un monument. Il s'agit d'un obélisque sur lequel sont sculptés des médaillons.

    https://media-cdn.tripadvisor.com/media/photo...

    #22Verfasser Clélia (601872)  18 Feb. 23, 07:04
    Kommentar

    Zur Fastnachtszeit

    Und beut der Winter auch manche Leiden, 

    So will er doch nicht traurig scheiden:

    Er bringt uns erst noch die Fastnachtszeit 

    Mit aller ihrer Lustigkeit.

    Da gibt es Kurzweil mancherlei, 

    Musik und Tanz und Mummerei,

    Pfannkuchen, Brezel, Kuchen und Weck',

    Und Eier und Würste, Schinken und Speck.

    Wir Kinder singen von Haus zu Haus 

    Und bitten uns eine Gabe aus,

    Und machen's hinterdrein wie die Alten 

    Und wollen heuer auch Fastnacht halten.

    August Heinrich Hoffmann von Fallersleben (1798-1874)

    #23Verfasser oopsy (491382)  21 Feb. 23, 08:50
    Kommentar


    Le carnaval de Venise : contraste entre les vieilles pierres sombres de la ville qui, avec le temps, s'effritent inexorablement et les costumes flamboyants qui font revivre la splendeur passée de la Sérénissime.

    https://lemag.promovacances.com/wp-content/we....

    https://www.flickr.com/photos/dalbera/4831788...


    VENEDIG :

    In den Schatten der Arkaden

    Mein' ich neu sie zu erschauen,

    Jene titianisch blonden,

    Goldumsponnenen Gestalten.


    Abgestreift den Staub der Zeiten,

    Hundertjähr'gen Staub und Moder, —

    Wogt und summt und lebt es wieder

    Unter jenen grauen Säulen:


    Flammenstoffe der Levante

    Züngeln um gewellte Leiber,

    Seidenschleppen leuchten, rauschen

    Über glatten Spiegelmarmor.


    Indien's Juwelen funkeln

    Von den Alabasternacken,

    Und das flimmert, lockt und glitzert

    Wie vor Zeiten auf san Marko.


    Durch die Nacht, auf zu den Sternen

    Schweben stumme Seufzer, klingen

    Bitten auf metall'nen schwingen,

    Und die Sterne blinken gnädig.


    Durch die Nacht der Sammetmasken

    Glüht ein Morgen heißer Freuden,

    Und die Gondel, schwarz, verschwiegen,

    Wiegt sich auf der Lidowelle. —


    Franz von Werner (1836-1881)


    #24Verfasser Clélia (601872)  22 Feb. 23, 08:22
    Kommentar

    Wunderschön !

    #25Verfasser oopsy (491382) 22 Feb. 23, 16:50
    Kommentar

    Comme au printemps de l’autre année,

    Au mois des fleurs, après les froids,

    Par quelque belle matinée,

    Nous irons encore sous bois.


    Nous y verrons les mêmes choses,

    Le même glorieux réveil,

    Et les mêmes métamorphoses

    De tout ce qui vit au soleil.


    Nous y verrons les grands squelettes

    Des arbres gris, ressusciter,

    Et les yeux clos des violettes

    À la lumière palpiter.


    Sous le clair feuillage vert tendre,

    Les tourterelles des buissons,

    Ce jour-là, nous feront entendre

    Leurs lentes et molles chansons...


    Nérée Beauchemin (1850-1931)

    https://www.flickr.com/photos/diegojack/68570...

    #26Verfasser Clélia (601872)  05 Apr. 23, 08:58
    Kommentar

    Die Blumen des Frühlings sind die Träume des Winters. (Khalil Gibran)


    Lassen wir uns inspirieren von der Frühlingssonne, obwohl, man sagt ja, die Tage werden länger aber wieso fühlen sie sich dann kürzer an....

    #27Verfasser moustique (308708) 05 Apr. 23, 10:48
    Kommentar

    Joyeuses Pâques, moustique ! Ravie de te lire !

    #28Verfasser Clélia (601872) 05 Apr. 23, 18:04
    Kommentar

    Vielen Dank Clélia, auch Dir ein frohes Osterfest und erholsame Tage.

    #29Verfasser moustique (308708) 06 Apr. 23, 10:28
    Kommentar
    #30Verfasser mars (236327) 07 Apr. 23, 07:42
    Kommentar

    mars, je ne peux malheureusement pas ouvrir cette page.

    _________

    https://www.google.com/search?q=premier+souri...

    Premier sourire du printemps

    (Théophile Gautier, 1811-1872)


    Tandis qu'à leurs oeuvres perverses

    Les hommes courent haletants,

    Mars qui rit, malgré les averses,

    Prépare en secret le printemps.


    Pour les petites pâquerettes,

    Sournoisement lorsque tout dort,

    Il repasse des collerettes

    Et cisèle des boutons d'or.


    Dans le verger et dans la vigne,

    Il s'en va, furtif perruquier,

    Avec une houppe de cygne,

    Poudrer à frimas l'amandier.


    La nature au lit se repose ;

    Lui descend au jardin désert,

    Et lace les boutons de rose

    Dans leur corset de velours vert.


    Tout en composant des solfèges,

    Qu'aux merles il siffle à mi-voix,

    Il sème aux prés les perce-neiges

    Et les violettes aux bois.


    Sur le cresson de la fontaine

    Où le cerf boit, l'oreille au guet,

    De sa main cachée il égrène

    Les grelots d'argent du muguet.


    Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,

    Il met la fraise au teint vermeil,

    Et te tresse un chapeau de feuilles

    Pour te garantir du soleil.


    Puis, lorsque sa besogne est faite,

    Et que son règne va finir,

    Au seuil d'avril tournant la tête,

    Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "


    #31Verfasser Clélia (601872)  07 Apr. 23, 09:18
    Kommentar

    Clélia hier ein neuer Versuch: https://www.bilder-hochladen.net/files/big/lm...

    #32Verfasser mars (236327)  07 Apr. 23, 18:34
    Kommentar

    Un bel oeuf jaune or au milieu de véroniques bleues. Merci, mars ! Joyeuses Pâques à toi aussi !

    #33Verfasser Clélia (601872)  07 Apr. 23, 19:13
    Kommentar

    Clélia, für mich zeigt das Bild vor allem, dass das Osterfest mit einem Kreuz zu tun hat und dass hinter dem Kreuz das Ei Zeichen für ein neues Leben ist.

    #34Verfasser mars (236327) 07 Apr. 23, 20:20
    Kommentar

    Oui, j'avais bien compris ce très beau symbole, mon #33 devait seulement t'indiquer que j'avais réussi à ouvrir le lien, encore merci, mars !

    #35Verfasser Clélia (601872)  08 Apr. 23, 10:00
    Kommentar

    un autre jardin plein de poésie:


    https://www.youtube.com/watch?v=UVzl6aEZSQA

    #36Verfasser mars (236327) 18 Apr. 23, 10:38
    Kommentar

    Rose Ausländer (1901 Czernowitz, Bukowina - 1988 Düsseldorf)

    Frühling


    Mit dem Akazienduft

    fliegt der Frühling

    in dein Erstaunen


    Die Zeit sagt

    ich bin tausendgrün

    und blühe

    in vielen Farben


    Lachend ruft die Sonne

    ich schenke euch wieder

    Wärme und Glanz


    Ich bin der Atem der Erde

    flüstert die Luft


    Der Flieder

    duftet uns jung

    #37Verfasser Regenpfeifer (1228344) 23 Apr. 23, 07:47
    Kommentar

    #37: Ravissant !


    Etant donné que la mélancolie selon Victor Hugo est le bonheur d'être triste, je copie-colle deux poèmes en demi-teinte !


    Jasmin und Flieder blühen

    Jasmin und Flieder blühen,

    Es ist die schönste Zeit,

    Ich aber fühle schlimmer

    Als je die Einsamkeit.

    Theodor Storm (1817-1888)

    ______________

    À un lilas

    Je vois fleurir, assis à ma fenêtre,

    L'humble lilas de mon petit jardin,

    Et son subtil arôme qui pénètre

    Vient jusqu'à moi dans le vent du matin.


    Mais je suis plein d'une colère injuste,

    Car ma maîtresse a cessé de m'aimer,

    Et je reproche à l'innocent arbuste

    D'épanouir ses fleurs et d'embaumer.


    Tout enivré de soleil et de brise,

    Ce favori radieux du printemps,

    Pourquoi fait-il à mon cœur qui se brise

    Monter ainsi ses parfums insultants ?


    Ne sait-il pas que j'ai cueilli pour elle

    Les seuls rameaux dont il soit éclairci ?

    Est-ce pour lui chose si naturelle

    Qu'en plein avril elle me laisse ainsi ?


    – Mais non, j'ai tort, car j'aime ma souffrance.

    A nos amours jadis tu te mêlas ;

    Au jardin vert, couleur de l'espérance,

    Fleuris longtemps, frêle et charmant lilas !


    Les doux matins qu'embaume ton haleine,

    Les clairs matins du printemps sont si courts !

    Laisse-moi croire, encore une semaine,

    Qu'on ne m'a pas délaissé pour toujours.


    Et si, malgré mes espoirs pleins d'alarmes,

    Je ne dois plus avoir la volupté

    De reposer mes yeux brûlés de larmes

    Sur la fraîcheur de sa robe d'été ;


    Si je ne dois plus revoir l'infidèle,

    J'y penserai, tant que tu voudras bien,

    Devant ces fleurs qui me virent près d'elle,

    Dans ce parfum qui rappelle le sien.


    François Coppée (1842-1908)

    https://www.flickr.com/photos/mimosa0/5816474...



    #38Verfasser Clélia (601872)  25 Apr. 23, 08:38
     Beitrag #39­ wurde gelöscht.
    Kommentar


    Les éléphants

    https://www.flickr.com/photos/jries/670246235...

    Le sable rouge est comme une mer sans limite,

    Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.

    Une ondulation immobile remplit

    L'horizon aux vapeurs de cuivre où l'homme habite.


    Nulle vie et nul bruit. Tous les lions repus

    Dorment au fond de l'antre éloigné de cent lieues,

    Et la girafe boit dans les fontaines bleues,

    Là-bas, sous les dattiers des panthères connus.


    Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile

    L'air épais, où circule un immense soleil.

    Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil,

    Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle.


    Tel l'espace enflammé brûle sous les cieux clairs.

    Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,

    Lés éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes

    Vont au pays natal à travers les déserts.


    D'un point de l'horizon, comme des masses brunes,

    Ils viennent, soulevant la poussière, et l'on voit,

    Pour ne point dévier du chemin le plus droit,

    Sous leur pied large et sûr crouler au loin les dunes.


    Celui qui tient la tête est un vieux chef. Son corps

    Est gercé comme un tronc que le temps ronge et mine

    Sa tête est comme un roc, et l'arc de son échine

    Se voûte puissamment à ses moindres efforts.


    Sans ralentir jamais et sans hâter sa marche,

    Il guide au but certain ses compagnons poudreux ;

    Et, creusant par derrière un sillon sablonneux,

    Les pèlerins massifs suivent leur patriarche.


    L'oreille en éventail, la trompe entre les dents,

    Ils cheminent, l'oeil clos. Leur ventre bat et fume,

    Et leur sueur dans l'air embrasé monte en brume ;

    Et bourdonnent autour mille insectes ardents.


    Mais qu'importent la soif et la mouche vorace,

    Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé ?

    Ils rêvent en marchant du pays délaissé,

    Des forêts de figuiers où s'abrita leur race.


    Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,

    Où nage en mugissant l'hippopotame énorme,

    Où, blanchis par la Lune et projetant leur forme,

    Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs.


    Aussi, pleins de courage et de lenteur, ils passent

    Comme une ligne noire, au sable illimité ;

    Et le désert reprend son immobilité

    Quand les lourds voyageurs à l'horizon s'effacent.

    Charles-Marie LECONTE DE LISLE

    1818 - 1894

    #40Verfasser Clélia (601872)  28 Apr. 23, 08:05
    Kommentar


    Le temps du muguet

    Que vienne le temps du muguet

    avec son doux mois de mai...


    Que vienne le jour du muguet

    avec son jour de trêve et de repos...


    Que vienne le temps du muguet

    avec ses arômes et ses secrets...


    Que vienne le jour du muguet

    avec sa floraison de tendresse et d'amitié...


    Que vienne le temps du muguet

    avec le mois de Marie...


    Que vienne le jour du muguet

    avec le souvenir de notre amour naissant...


    GUY RANCOURT (1841 - 1909)

    https://pbs.twimg.com/media/D5YyrbjXsAApXVo.jpg


    #41Verfasser Clélia (601872) 02 Mai 23, 07:26
    Kommentar

    Erich Kästner, Der Mai

    https://youtu.be/vCsoeVaFavA

    #42Verfasser Regenpfeifer (1228344) 02 Mai 23, 08:40
    Kommentar

    Rose Ausländer


    Mai 1940


    Narzissen

    mit goldweißem Duft


    Regen wäscht

    die blaue Maihaut


    Bäuerinnen

    Körbe auf dem Kopf

    bringen Gemüse zum Markt


    Ein Junge spielt eine

    melancholische Melodie

    auf der Mundharmonika


    Maikäfer tanzen

    um Laternen


    Ein Dichter schreibt Verse

    an die drohende Zukunft

    #43Verfasser Regenpfeifer (1228344)  17 Mai 23, 07:34
    Kommentar

    A la Marquise (1660) (extrait)

    Pierre Corneille ( 1606-1684) 

    Marquise, si mon visage

    A quelques traits un peu vieux,

    Souvenez-vous qu’à mon âge

    Vous ne vaudrez guère mieux.

    Le temps aux plus belles choses

    Se plaît à faire un affront,

    Et saura faner vos roses

    Comme il a ridé mon front.

    Le même cours des planètes

    Règle nos jours et nos nuits

    On m’a vu ce que vous êtes;

    Vous serez ce que je suis.

    https://www.poetica.fr/poeme-1543/pierre-corn...

    https://www.youtube.com/watch?v=cdDOQhaeITk

    ___________

    Allégorie du temps qui passe :

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/common...

    Symboles de richesse, de beauté, de gloire éphémères (à droite) : les bijoux, les pièces de monnaie, les portraits (tout à droite), le camée sur le globe terrestre, la pièce de monnaie à l'effigie de César / symbole du hasard, du destin : le jeu de cartes / symboles de la guerre qui permet d'acquérir gloire et richesses (plus au centre) : la cuirasse, le fusil noir (qui symbolise la mort)

    Le temps qui passe : l'horloge en or, le sablier

    Tout se dégrade avec le temps, même le savoir : livre (à gauche) et bois de la table abîmés

    La mort est symbolisée par les crânes, le fusil noir, la bougie éteinte

    Tiré de :

    https://jeanbartnotes.fandom.com/wiki/All%C3%....

    #44Verfasser Clélia (601872)  19 Jun. 23, 07:55
    Kommentar

    Zu welchem Märchen der Brüder Grimm gehört diese Darstellung in Ludwigsburgs „Blühendem Barock“? 


    https://addpics.com/files/ynw-73-ab5c.png+



    #45Verfasser mars (236327) 23 Jun. 23, 21:06
    Kommentar

    #45, indice :

    Qui aime autrui plus que lui-même, se meurt de soif à la fontaine. (Proverbe français)

    #46Verfasser Clélia (601872)  23 Jun. 23, 22:50
    Kommentar

    En relation avec l'énigme proposée par mars (45) :


    L’amour de toi qui te ressemble

    C’est l’enfer et le ciel mêlés

    Le feu léger comme les cendres

    Éteint aussitôt que volé


    L’amour de toi biche à la course

    C’est l’eau qui fuit entre les doigts

    La soif à la fois et la source

    La source et la soif à la fois

    Ecouter ce poème :

    https://www.google.com/search?q=la+soif+et+la...

    L'amour passionné d'Aragon pour Elsa :

    https://maze.fr/2014/04/mystification-amoureu...

    #47Verfasser Clélia (601872)  24 Jun. 23, 09:54
    Kommentar

    @ mars, #45 : Brüderchen und Schwesterchen "Was macht mein Kind? Was macht mein Reh ? Jetzt komm ich noch einmal, und dann nimmermehr !"

    #48Verfasser Regenpfeifer (1228344) 24 Jun. 23, 11:25
    Kommentar

    Regenpfeifer hat zu Recht den Titel genannt, auf den Célia schon angespielt hatte. Ich gratuliere beiden. Hier eine Zusammenfassung des Märchens:


    Die Geschwister Brüderchen und Schwesterchen haben seit dem Tod ihrer leiblichen Mutter eine schwere Zeit. Sie werden von ihrer Stiefmutter tagtäglich geschlagen und auch zu essen gibt es nichts als harte Brotkrusten. Schließlich fliehen sie. Als sie nachts in einem großen Wald ankommen, setzen sie sich in einen hohlen Baum, um zu schlafen. Am nächsten Tag hören sie in der Nähe des Baumes eine Quelle aus den Felsen fließen und Brüderchen bekommt daraufhin Durst, doch die böse Stiefmutter – eine Hexe – ist den Kindern nachgegangen und hat die Quellen verhext. Eine sagt, „wer aus mir trinkt, wird ein Tiger“, die zweite „ein Wolf“. Schwesterchen hört es und hält Brüderchen zurück. Bei der dritten aber, die sagt „ein Reh“, trinkt Brüderchen und wird ein Reh. Schwesterchen legt ihm ihr goldenes Strumpfband um den Hals, daran ein Seil aus Binsen. Sie leben in einem Haus im Wald. Als der König jagen lässt, will das Reh unbedingt dabei sein. Abends muss es an der Tür sagen „mein Schwesterlein, laß mich herein“, dass sie es einlässt. Am zweiten Tag wird es etwas am Fuß verletzt, ein Jäger folgt ihm, hört den Spruch und sagt es dem König. Schwesterchen erschrickt über die Wunde, doch sie heilt schnell. Das Reh wird wieder gejagt, abends kommt der König, sagt den Spruch und nimmt das Mädchen zur Frau auf sein Schloss, das Reh dazu. Als sie ein Kind kriegt, kommt die Stiefmutter als Dienerin, erstickt die Königin im Bad und legt ihre eigene, einäugige Tochter ins Bett. Der König merkt nichts. Nur die Kinderfrau sieht mitternachts die Königin ihr Kind und Reh versorgen. Als der Geist gar spricht, meldet sie es dem König. Er hört, wie sie die Verse in der nächsten und der folgenden Nacht wiederholt. Da redet er sie an und sie lebt wieder. Stiefmutter und Stiefschwester werden gerichtet, daraufhin ist das Reh auch erlöst. https://de.wikipedia.org/wiki/Br%C3%BCderchen...

    #49Verfasser mars (236327)  24 Jun. 23, 16:05
    Kommentar

    Auch das Folgende passt gut in einem "jardin de la poésie" ...


    https://www.youtube.com/watch?v=MQiszdkOwuU&t=107s

    The Beauty of Pollination - Moving Art™



    Surtout à ne pas rater la séquence de pollinisation des fleurs de cactus LA NUIT par les chauves-souris. (Surprenant la femelle avec son petit !)


    #50Verfasser mars (236327)  05 Jul. 23, 19:28
    Kommentar

    Claus et Kitine, deux léonides qui ont placé de très beaux poèmes dans l'ancien premier jardin de la poésie, sont malheureusement, comme tant d'autres, partis un jour vers d'autres horizons . Deux exemples tirés de :

    Siehe auch: Les jardins de la poésie, premier jardin (ce jardin contient plusieurs poèmes sur le thème des papillons) :


    Der Schmetterling


    Wie soll ich nicht tanzen,

    Es macht keine Mühe,

    Und reizende Farben

    Schimmern hier im Grünen.


    Immer schöner glänzen

    Meine bunten Flügel,

    Immer süßer hauchen

    Alle kleinen Blüten.


    Ich nasche die Blüten,

    Ihr könnt sie nicht hüten.


    Wie groß ist die Freude,

    Sei’s spät oder frühe,

    Leichtsinnig zu schweben

    Über Tal und Hügel.


    Wenn der Abend säuselt,

    Seht ihr Wolken glühen;

    Wenn die Lüfte golden,

    Scheint die Wiese grüner.


    Ich nasche die Blüten,

    Ihr könnt sie nicht hüten.


    Friedrich Schlegel (1772 – 1829)

    ___________


    Les papillons


    Quelques feuilles, guirlande verte,

    Environnent de leur émail

    Cette jeune rose entrouverte,

    Petite coupe de corail.


    Ses pétales aux teintes blondes,

    Dont la nacre rose pâlit,

    Se frisent et semblent les ondes

    Du frais parfum qui la remplit.


    Vois-tu, soulevant de son aile

    Un nuage de tourbillons,

    Voler et tourner autour d'elle

    L'essaim naïf des papillons ?


    Ainsi, pour savourer l'ivresse

    Du baume de la volupté,

    Mes désirs voltigent sans cesse

    - Sans cesse, autour de ta Beauté.


    Louis-Xavier de RICARD (1843 - 1911)

    #51Verfasser Clélia (601872)  08 Jul. 23, 08:43
    Kommentar
    #52Verfasser mars (236327)  10 Jul. 23, 12:18
    Kommentar

    L’ÉBLOUISSANT ORAGE (Extrait)

    Anna de Noailles ( (1876 – 1933)


    Ah ! je ne savais pas ce que c’était ! C’était

    La lente oppression qui précède l’orage,

    J’appuyais mes deux mains sur mon cœur ; j’écoutais

    Frémir en moi la peur, la soif, la triste rage,


    Je me levais, j’allais, les doigts en éventail,

    Un sang rapide et chaud étourdissait ma tête ;

    Et voici que j’entends sur le toit, le vitrail,

    Bondir le vent divin et la fraîche tempête !


    Le feuillage se tord, un arbre prend son vol,

    La rose lutte et meurt, la feuille est rebroussée,

    Le tonnerre éloigné roule un bruit sourd et mol,

    C’est partout une odeur de foudre et de rosée.


    Les oiseaux effrayés veulent se réunir,

    Déjà des gouttes d’eau mouillent leurs tièdes ailes,

    De chaque coin du ciel on voit l’ombre accourir,

    Les arbres sont jetés l’un sur l’autre, et se mêlent.

    Tout semble dévasté par l’ouragan brutal ;

    C’est fini, l’ordre clair et chaud de la journée.

    Ah ! qu’importe, je sais pourquoi j’avais si mal

    Pourquoi mon âme était si chaude, si fanée,


    Je sais pourquoi j’étais comme une enfant qui meurt,

    Pourquoi j’étais comme une ardente fiancée,

    Comme une rose avec trop d’âme et trop d’odeur ;

    Maintenant cette angoisse infinie est passée...


    Poème complet :

    https://fr.wikisource.org/wiki/Les_%C3%89blou...

    #53Verfasser Clélia (601872)  13 Jul. 23, 07:53
    Kommentar

    CHALEUR


    Tout luit, tout bleuit, tout bruit,

    Le jour est brûlant comme un fruit

    Que le soleil fendille et cuit.


    Chaque petite feuille est chaude

    Et miroite dans l’air où rôde

    Comme un parfum de reine-claude.


    Du soleil comme de l’eau pleut

    Sur tout le pays jaune et bleu

    Qui grésille et oscille un peu.


    Un infini plaisir de vivre

    S’élance de la forêt ivre,

    Des blés roses comme du cuivre.


    (Anna de Noailles, "L'Ombre des jours", 1902)

    https://www.flickr.com/photos/19239093@N03/50...




    #54Verfasser Clélia (601872) 19 Jul. 23, 21:23
    Kommentar

    Ludwig Thoma (1867-1921)


    Urlaubshitze

    Überall hört man von Hitze,

    Manchen trifft sogar der Schlag,

    Nass wird man am Hosensitze

    Schon am frühen Vormittag.

    Damen, denen man begegnet,

    Leiden sehr am Ambopoäng:

    »Gott! Wenn es nur endlich regnet!«

    Ist der ewige Refräng.

    Oberlehrer und Pastoren

    Baden sich in diesem Jahr,

    Ihre Scham geht auch verloren,

    Und man nimmt sie nackicht wahr.

    Busen, Hintern, Waden, Bäuche

    Zeigt man heuer lächelnd her,

    Und wir kriegen schon Gebräuche

    Wie die Neger ungefähr.

    Wenn das Barometer sänke,

    Käme eine bessre Zeit

    In bezug auf die Gestänke

    Und in puncto Sittlichkeit.

    #55Verfasser mars (236327) 23 Jul. 23, 08:34
    Kommentar

    An einen Schmetterling 


    Du, leicht und schön, aus Gottes Traum geboren, 

    du Bote einer tiefersehnten Welt!

    Du Sieger, der die Liebe unverloren 

    und sanft im Segel seiner Schwingen hält: 


    Die Blumen lieben dich. Und wenn ich träume, 

    so träum ich deinen selbstvergeßnen Flug. 

    Wie du mir wiederkommst durch helle Bäume, 

    versöhnst du mit der Erde Last und Trug.


    Dein goldner Schmelz erschrickt vor meiner Schwere. 

    du flügelst auf, mir lahmt der wüste Schritt.

    Doch hoch und höher jetzt, in seliger Kehre, 

    nimmst du den Schmerz auf deinen Schwingen mit.



    Joseph Weinheber (1892 - 1945)

    #56Verfasser mars (236327) 28 Jul. 23, 13:47
    Kommentar

    Henri DE RÉGNIER (1864-1936) nous fait partager les impressions diverses qu'il a ressenties un jour d'été torride, à midi.


    MIDI

    Fruit de l'heure, éclatant dans un bronze trop mûr,

    La grappe de midi s'égrène

    au campanile,

    Et le soleil vineux ruisselle sur le mur*!


    L'été brûle alentour la campagne et la ville;

    Le marbre qui la pave est, au talon, du feu,

    Tandis que cuit au toit la braise de la tuile.


    Le ciel est presque sombre à force d'être bleu,

    Une tristesse ardente accable le silence

    Où les cloches d'or lourd se taisent peu à peu.


    Il fait chaud. Mon ombre me pèse, et je commence,

    Dans un vertige, à voir le cloître tout entier

    Qui semble, de soleil ivre jusqu'à la danse,


    Autour de moi tourner au pas de ses piliers.


    *Les douze coups de midi sont comparés aux grains d'une grappe de raisin qui tombent un à un, la lumière du soleil à un vin doré qui coule le long du mur.


    Le cloître qui semble ivre, rappelle, à la fin du poème, le thème du vin.

    https://www.dordogne.fr/fileadmin/_processed_...

    #57Verfasser Clélia (601872) 30 Jul. 23, 18:30
    Kommentar

    Joachim Ringelnatz

    Schwebende Zukunft


    Habt ihr einen Kummer in der Brust

    Anfang August,

    seht euch einmal bewusst

    an, was wir als Kinder übersahn.


    Da schickt der Löwenzahn

    seinen Samen fort in die Luft .

    Der ist so leicht wie Duft

    und sinnreich rund umgeben

    von Faserstrahlen, zart wie Spinneweben.


    Und er reist hoch über euer Dach,

    von Winden, schon vom Hauch gepustet.

    Wenn einer von euch hustet,

    wirkt das auf ihn wie Krach,

    und er entweicht.


    Luftglücklich leicht.

    Wird sich sanft wo in Erde betten.

    Und im Nächstjahr stehn

    dort die fetten, goldigen Rosetten,

    Kuhblumen, die wir als Kind übersehn.


    Zartheit und Freimut lenken

    wieder später deren Samen Fahrt.


    Flöge doch unser aller Zukunftsdenken

    So frei aus und so zart.

    #58Verfasser Regenpfeifer (1228344) 01 Aug. 23, 08:06
    Kommentar

    Paul Gerhardt: Geh aus mein Herz:


    https://www.youtube.com/watch?v=_9-VLAkMxUw



    #59Verfasser mars (236327) 02 Aug. 23, 18:09
    Kommentar

    #58 +#59 :

    Oui, laissons les pensées noires s'envoler comme les graines légères des pissenlits et admirons la nature en fête.


    AU BORD DE L’EAU VERTE…

    Francis Jammes (1868 – 1938)


    Au bord de l’eau verte, les sauterelles

    sautent ou se traînent,

    ou bien sur les fleurs des carottes frêles

    grimpent avec peine.


    Dans l’eau tiède filent les poissons blancs

    auprès d’arbres noirs

    dont l’ombre sur l’eau tremble doucement

    au soleil du soir.


    Deux pies qui crient s’envolent loin, très loin,

    loin de la prairie,

    et vont se poser sur des tas de foin

    pleins d’herbes fleuries.


    Trois paysans assis lisent un journal

    en gardant les bœufs

    près de râteaux aux manches luisants que

    touchaient leurs doigts calleux.


    Les moucherons minces volent sur l’eau,

    sans changer de place.

    En se croisant ils passent, puis repassent,

    vont de bas en haut.


    Je tape les herbes avec une gaule

    en réfléchissant

    et le duvet des pissenlits s’envole

    en suivant le vent.

    https://www.flickr.com/photos/20292047@N00/15...

    #60Verfasser Clélia (601872)  03 Aug. 23, 11:15
    Kommentar

    A ma grande joie, j'ai retrouvé cette chanson émouvante de Marie-Paule Belle :


    « Vieille »


    Elles vont, trottant de boutique en boutique, en bavardant

    Elles n’ont jamais peur de perdre leur temps

    Devant l’église, elles s’arrêtent sans entrer

    Parce qu’elles n’ont plus rien à demander

    Elles sont émues par un chat, un bébé

    Les vieilles dames à qui je veux ressembler


    Je ne sais pas comment elles font pour tricoter le temps

    Pour tricoter tous leurs anciens tourments

    Un jour, ont-elles été jeunes et jolies?

    Ont-elles espéré un pas dans la nuit,

    Ouvert une lettre qui a tout détruit?

    Ont-elles pleuré comme je pleure aujourd’hui?


    {Refrain:}

    Vieille

    Si déjà je pouvais être vieille

    Pour qu’enfin ma douleur s’ensommeille

    Vieille

    Pour que le vent de la nuit balaye

    Les soucis, les erreurs de la veille

    Vieille

    C’est vers le soir que l’on s’émerveille

    Mais je n’en suis encore qu’à midi


    Elles vont, trottant de mémoire en méprise, en évoquant

    Ce qu’elles ont vu, ce qu’elles croient être vrai

    À l’heure du thé, elles peuvent bien inventer

    Y a plus personne pour le leur reprocher

    Est-ce que leurs mains, un jour, ont caressé

    D’autres vivants que le chat dans l’entrée?


    Je ne sais pas si elles portent un masque sur leurs secrets

    Ou si elles ont vraiment tout oublié

    Il n’y a plus d’histoire à déchiffrer

    Sur ces visages où tout s’est effacé

    Sur mon visage, que lira-t-on demain?

    Peut-on garder l’amour sans le chagrin?


    {Refrain}


    https://www.youtube.com/watch?v=sq_bHbZFNUw

    #61Verfasser Clélia (601872)  07 Aug. 23, 12:31
    Kommentar

    Le fameux poème de Jacques Prévert qui introduit parfois le passé composé dans les méthodes de langue :

    Déjeuner du matin :

    https://www.google.com/search?q=po%C3%A8me+il...

    https://www.google.com/search?q=d%C3%A9jeuner...

    “Dis-moi, quelle violence est pire que le silence ?”

    JEAN-PIERRE GUAY

    #62Verfasser Clélia (601872)  08 Aug. 23, 07:24
    Kommentar

    APRÈS L’ONDÉE

    Anna de Noailles ( (1876 – 1933)

       

    Dieu merci, la pluie est tombée

    En de fluides longues flèches,

    La rue est comme un bain d’eau fraîche,

    Toute fatigue est décourbée.


    Les réverbères qui s’allument

    Par cette nuit lourde et mouillée

    Brillent dans la ville embrouillée

    Comme des phares sur la brume.

    Un parfum de verdure nage

    Dans toute cette eau reversée ;

    À petites gouttes pressées

    L’été s’évade du naufrage.


    On voit des gens à leur fenêtre

    Qui, le corps et le rêve en peine,

    Respiraient et vivaient à peine

    Et que l’ondée a fait renaître.


    La journée était moite et lente

    Et couvait trop son rude orage,

    Maintenant l’esprit calme et sage

    Se trempe d’eau comme une plante.


    L’âme était sèche, âcre et rampante,

    L’éclair y préparait sa course :

    L’air est dans l’air comme une source,

    D’humides courants frais serpentent,

    Tout se repose, tout s’apaise,

    Tout rentre dans l’ombre et le somme

    Tandis que meurt au cœur de l’homme

    Le feu des volontés mauvaises…

    https://www.flickr.com/photos/135538231@N05/5...

    #63Verfasser Clélia (601872)  26 Aug. 23, 12:44
    Kommentar

    #63 : Ooooh, das passt so wunderbar ! 😍 Danke ! und noch'n Gedicht :


    Selma Meerbaum-Eisinger (1924 - 42)


    Regen


    Du gehst. Und der Asphalt ist plötzlich nass

    und plötzlich ist das Grün der Bäume neu

    und ein Geruch wie von ganz frischem Heu

    schlägt dir in dein Gesicht, das heiß und blass

    auf diesen Regen wohl gewartet hat.


    Die Gräser, welche staubig, müd und matt

    sich bis zur Erde haben hingebeugt,

    sehen beglückt die Schwalbe, welche nahe fliegt,

    und scheinen plötzlich stolz zu sein.


    Du aber gehst. Gehst einsam und allein

    und weißt nicht, sollst du lachen oder weinen.


    Und hier und da sind Sonnenstrahlen, welche scheinen,

    als ginge sie der Regen gar nichts an.

    #64Verfasser Regenpfeifer (1228344)  26 Aug. 23, 12:54
    Kommentar

    Dans le parc aux lointains voilés de brume, sous

    Les grands arbres d’où tombe avec un bruit très doux

    L’adieu des feuilles d’or parmi la solitude,

    Sous le ciel pâlissant comme de lassitude,

    Nous irons, si tu veux, jusqu’au soir, à pas lents,

    Bercer l’été qui meurt dans nos cœurs indolents ...

    (Dans le parc, extraitAlbert SAMAIN (1858-1900) )

    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/notrehisto...

    Parc de Valency à Lausanne

    #66Verfasser Clélia (601872)  06 Sep. 23, 08:14
    Kommentar

    Im Nebel

    Seltsam, im Nebel zu wandern!

    Einsam ist jeder Busch und Stein,

    Kein Baum sieht den andern,

    Jeder ist allein.

    Voll von Freunden war mir die Welt,

    Als noch mein Leben licht war;

    Nun, da der Nebel fällt,

    Ist keiner mehr sichtbar.

    Wahrlich, keiner ist weise,

    Der nicht das Dunkel kennt,

    Das unentrinnbar und leise

    Von allen ihn trennt.

    Seltsam, im Nebel zu wandern!

    Leben ist Einsamsein.

    Kein Mensch kennt den andern,

    Jeder ist allein.


    Hermann Hesse


    #67Verfasser mars (236327) 06 Sep. 23, 09:32
    Kommentar

    APOLOGIE À L’AUTOMNE


    J’ai vainement lutté contre ton charme, Automne :

    À ton impérieux attrait je m’abandonne.

    J’ai cru que je n’avais qu’à te fermer mon cœur

    Pour me soustraire au doux péril de ta langueur,

    Mais ta beauté sereine à jamais me possède,

    Et pareil à la feuille au vent puissant, je cède…

    Je ne puis pas ne pas t’aimer sans repentir !

    Je ne puis pas ne pas te voir ni te sentir,

    Puisque ta grâce grave en mes yeux est entrée,

    Et que de ta splendeur mon âme est pénétrée !

    En tes bras, que j’ai fuis par crainte d’y mourir,

    Prends-moi ! Berce mon cœur faible de trop souffrir…

    Endors-moi, si tu veux, pourvu que dans mon rêve

    J’entende murmurer l’arbre au vent qui s’élève,

    Et que je voie, au fond de l’horizon pourpré,

    Descendre avec lenteur le grand soleil doré !

    J’accepte ton sommeil, fût-il fatal à l’âme,

    Je le désire, Automne, et même le réclame !

    Et j’ai honte aujourd’hui des mots présomptueux

    Que proféra mon cœur subjugué, mais peureux.

    Je ne repousse plus, je subis et j’appelle

    Ton influence étrange, ô Saison la plus belle,

    Ô ciel baigné de brume où transparaît l’azur,

    Ô terre dépouillée où tombe le fruit mûr !

    Sur la ville bruyante et de laideur punie,

    Tu fais régner, Automne, une paix infinie,

    Et ton soleil couchant rayonnant sur les toits

    Rend toute chose pure et douce comme toi.

    Je t’aime, car tu mets ton cœur sur ma pensée,

    Comme une lune d’or sur une onde apaisée…


    Albert Lozeau, poète canadien-français (1878 – 1924)


    https://www.novo-monde.com/app/uploads/2020/1...

    #68Verfasser Clélia (601872)  07 Sep. 23, 08:51
    Kommentar

    Auch die Verse, die du, Clélia, nicht hervorgehoben hast, sind wunderbar:


    Je ne repousse plus, je subis et j’appelle

    Ton influence étrange, ô Saison la plus belle,

    Ô ciel baigné de brume où transparaît l’azur,

    Ô terre dépouillée où tombe le fruit mûr !

    #69Verfasser mars (236327) 07 Sep. 23, 13:35
    Kommentar
    #70Verfasser mars (236327) 14 Sep. 23, 10:51
    Kommentar

    https://www.alhuilesurtoile.com/im/articles/S...

    Ce jour-là, quand je t'ai vue,

    j'étais comme quand on regarde le soleil ;

    j'avais un grand feu dans la tête,

    je ne savais plus ce que je faisais,

    j'allais tout de travers comme un qui a trop bu,

    et mes mains tremblaient.


    Je suis allé tout seul par le sentier des bois,

    je croyais te voir marcher devant moi,

    et je te parlais,

    mais tu ne me répondais pas.


    J'avais peur de te voir, j'avais peur de t'entendre,

    j'avais peur du bruit de tes pieds dans l'herbe,

    j'avais peur du bruit de ton rire dans les branches ;

    et je me disais : "Tu es fou,

    ah ! si on te voyait, comme on se moquerait de toi !"

    Ça ne servait à rien du tout.


    Et, quand je suis rentré, c'était minuit passé,

    mais je n'ai pas pu m'endormir.

    Et le lendemain, en soignant mes bêtes,

    je répétais ton nom, je disais : "Marianne..."


    Les bêtes tournaient la tête pour entendre ;

    je me fâchais, je leur criais : "Ca vous regarde ?

    allons, tranquilles, eh ! Comtesse, eh ! la Rousse..."

    et je les prenais par les cornes.


    Ça a duré ainsi trois jours

    et puis je n'ai plus eu la force.

    Il a fallu que je la revoie.

    Elle est venue, elle a passé,

    elle n'a pas pris garde à moi.


    (Charles Ferdinand Ramuz, né à Lausanne le 24 septembre 1878 et mort à Pully le 23 mai 1947)


    #71Verfasser Clélia (601872)  22 Sep. 23, 08:07
    Kommentar

    Clélia, wer ist deiner Meinung nach Marianne in dem Gedicht?

    #72Verfasser mars (236327) 24 Sep. 23, 17:59
    Kommentar

    Je pense que Ramuz aimait ce prénom puisqu'il l'a donné à sa fille. Cette Marianne est décédée en 2012, à l'âge de 99 ans. Dans le poème, c'est probablement une jolie villageoise qui a ébloui un jeune paysan. Celui-ci s'exprime comme on parle dans nos campagnes : "j'allais tout de travers comme un qui a trop bu".

    https://davel.vd.ch/deskriptordetail.aspx?ID=...

    Les bêtes tournaient la tête pour entendre ;

    je me fâchais, je leur criais : "Ca vous regarde ?

    allons, tranquilles, eh ! Comtesse, eh ! la Rousse..."

    et je les prenais par les cornes.

    En ce temps-là, les vaches avaient des cornes. En 2018, une initiative contre l'écornage des vaches a été rejetée. En Suisse, près de 90% des vaches n'ont pas de cornes !

    https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documenta...

    #73Verfasser Clélia (601872)  25 Sep. 23, 07:35
    Kommentar

    Vielen Dank,Clélia, jetzt verstehe ich das Gedicht besser.

    #74Verfasser mars (236327) 25 Sep. 23, 07:56
    Kommentar

    Musik im Mirabell


    Ein Brunnen singt. Die Wolken stehn

    Im klaren Blau, die weißen, zarten.

    Bedächtig stille Menschen gehn

    Am Abend durch den alten Garten.


    Der Ahnen Marmor ist ergraut.

    Ein Vogelzug streift in die Weiten.

    Ein Faun mit toten Augen schaut

    Nach Schatten, die ins Dunkel gleiten.


    Das Laub fällt rot vom alten Baum

    Und kreist herein durchs offne Fenster.

    Ein Feuerschein glüht auf im Raum

    Und malet trübe Angstgespenster.


    Ein weißer Fremdling tritt ins Haus.

    Ein Hund stürzt durch verfallene Gänge.

    Die Magd löscht eine Lampe aus,

    Das Ohr hört nachts Sonatenklänge.


    (Georg Trakl, 1912)

    https://www.salzburg.info/deskline/infrastruk...

    _________________________


    Auf den ersten Eindruck wirkt das Gedicht eher melancholisch und geheimnisvoll. Es schafft eine Atmosphäre der Ruhe, des Vergehens und des Übergangs. Dabei wird eine Szenerie in einem klassischen Garten beschrieben, dem Garten von Schloss Mirabell in Salzburg.


    In einfacheren Worten kann man sagen, dass das Gedicht eine abendliche Szene in diesem Garten darstellt. Das lyrische Ich beschreibt ruhige Menschen, einen singenden Brunnen, Wolken am Himmel, einen Vogelzug, einen steinernen Faun und den Einbruch der Dunkelheit. In der zweiten Hälfte des Gedichts verlagert sich die Szene ins Innere des Hauses, wo das Laub durch ein offenes Fenster hineinfällt, ein Feuerschein spukt und eine Magd eine Lampe auslöscht. Am Ende wird ein weißer Fremdling, ein herumstreunender Hund und das Gedämpfte eines nächtlichen Musikstückes erwähnt.


    Die Aussage des lyrischen Ichs ist eher seelisch als real. Es scheint das Übergewicht des Vergangenen zu spüren: „Der Ahnen Marmor ist ergraut“, „Ein Faun mit toten Augen schaut“ und das Färben des Laubs im Herbst verdeutlichen diese emotionale Stimmung.


    Tiré de :

    https://www.abipur.de/gedichte/analyse/3552-m...


    #75Verfasser Clélia (601872)  26 Sep. 23, 00:05
    Kommentar

    LA RENTRÉE


    Je vais vous dire ce que me rappellent tous les ans, le ciel agité de

    l’automne et les feuilles qui jaunissent dans les arbres qui frissonnent.

    Je vais vous dire ce que je vois quand je traverse le Luxembourg dans les

    premiers jours d’octobre, alors qu’il est un peu triste et plus beau que jamais ;

    car c’est le temps où les feuilles tombent une à une sur les blanches

    épaules des statues.

    Ce que je vois alors dans ce jardin, c’est un petit bonhomme qui, les

    mains dans les poches et son sac sur le dos, s’en va à l'école en sautillant

    comme un moineau.

    Ma pensée seule le voit ; car ce petit bonhomme est une ombre :

    c’est l’ombre du moi que j’étais, il y a vingt-cinq ans....

    Il y a vingt-cinq ans, à pareille époque, il traversait, avant huit heures,

    ce beau jardin pour aller en classe.

    Il avait le cœur un peu serré : c’était la rentrée.

     

    Anatole France (1844-1924) "Le livre de mon ami" (Extrait)

    https://www.flickr.com/photos/8989278@N03/302...

    #76Verfasser Clélia (601872) 29 Sep. 23, 08:12
    Kommentar

    Auch in diesem Oktober scheint noch zu gelten:


    https://addpics.com/files/ynw-l7-d1ad.png



    Rosen, ihr blendenden,

    Balsam versendenden!

    Flatternde, schwebende,

    Heimlich belebende,

    Zweiglein beflügelte,

    Knospen entsiegelte,

    Eilet zu blühn.


    Johann Wolfgang von Goethe



    #77Verfasser mars (236327) 02 Okt. 23, 10:11
    Kommentar

    Roses d'automne

    Nérée Beauchemin (1850-1931)


    Aux branches que l'air rouille et que le gel mordore,

    Comme par un prodige inouï du soleil,

    Avec plus de langueur et plus de charme encore,

    Les roses du parterre ouvrent leur cœur vermeil.


    Dans sa corbeille d'or, août cueillit les dernières :

    Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.

    Mais voici que, soudain, les touffes printanières

    Embaument les matins de l'arrière-saison.


    Les bosquets sont ravis, le ciel même s'étonne

    De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,

    Malgré le vent, la pluie et le givre d'automne,

    Les boutons, tout gonflés d'un sang rouge, fleurir.


    En ces fleurs que le soir mélancolique étale,

    C'est l'âme des printemps fanés qui, pour un jour,

    Remonte, et de corolle en corolle s'exhale,

    Comme soupirs de rêve et sourires d'amour.


    Tardives floraisons du jardin qui décline,

    Vous avez la douceur exquise et le parfum

    Des anciens souvenirs, si doux, malgré l'épine

    De l'illusion morte et du bonheur défunt.

    https://media04.meine.stimme.de/imagepost/202...

    #78Verfasser Clélia (601872)  05 Okt. 23, 11:02
    Kommentar

    Herbst im Schwarzwald:


     https://addpics.com/i/ynw-mm-e063.png


    Und: Von Freiburg aus fährt eine Gondel auf den berühmten Berg Schauinsland



    https://addpics.com/files/ynw-mn-1046.png


    #79Verfasser mars (236327)  10 Okt. 23, 07:58
    Kommentar

    https://addpics.com/files/ynw-nk-b4e3.jpg


    Es liegt der Herbst auf allen Wegen,

    In hundert Farben prangt sein Kleid,

    Wie seine Trauer, seinen Segen

    Er um sich streut zu gleicher Zeit.


    (Luise Büchner, 1821-1877, 

    deutsche Lyrikerin und Schriftstellerin)



    #80Verfasser mars (236327) 14 Okt. 23, 18:03
    Kommentar

    Wirf deine Angst 

    
in die Luft

    Bald 

    
ist deine Zeit um

    
bald


    wächst der Himmel


    unter dem Gras

    
fallen deine Träume


    ins Nirgends

    Noch


    duftet die Nelke


    singt die Drossel


    noch darfst du lieben
 

    Worte verschenken

    noch bist du da

    Sei was du bist


    Gib was du hast


    Rose Ausländer

    #81Verfasser mars (236327) 24 Okt. 23, 20:35
    Kommentar

    In den Garten-Faden passt auch dieses Bild aus meiner Heimatstadt Lahr. Der Bogen im Hintergrund zeigt mit den Farben, wie auch die deutsch-französische Freundschaft geehrt wird.


    https://addpics.com/files/ynw-po-ef6c.png 

    #82Verfasser mars (236327)  31 Okt. 23, 08:43
    Kommentar

    Au temps de la Toussaint

    Isabelle Callis-Sabot, née en 1958

    Au temps de la Toussaint, lorsque les cimetières

    S’ornent de cyclamens, de buis ou de bruyères,

    Et qu’ainsi embellis d’éphémères bouquets,

    Ils donnent à la mort comme un air de gaieté ;

    Lorsqu’auprès des caveaux, des tombes familiales

    Joliment imprégnés de clartés automnales,

    L’on revient, chaque année, prier, se recueillir…

    Je sens de grands remords m’étreindre et m’envahir ...

    https://www.poetica.fr/poeme-6019/isabelle-ca...

    https://www.flickr.com/photos/51366740@N07/10...

    #83Verfasser Clélia (601872) 01 Nov. 23, 16:49
    Kommentar

    ein in die Zeit und in diesen Faden passendes Gemälde von Olga Wisinger-Florian (* 1. November 1844 in Wien; † 27. Februar 1926 in Grafenegg), einer österreichischen Malerin des Impressionismus. https://de.wikipedia.org/wiki/Olga_Wisinger-F...


    Fallende Blätter, 1899 


    https://addpics.com/files/ynw-rl-eed5.png



    #84Verfasser mars (236327) 17 Nov. 23, 07:33
    Kommentar

    Ce tableau est magnifique, merci, mars !

    https://www.google.com/search?gs_ssp=eJzj4tVP...

    Les Feuilles mortes (Jacques Prévert)

    Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes

    Des jours heureux où nous étions amis.

    En ce temps-là la vie était plus belle,

    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.

    Tu vois, je n'ai pas oublié...

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

    Les souvenirs et les regrets aussi

    Et le vent du nord les emporte

    Dans la nuit froide de l'oubli.

    Tu vois, je n'ai pas oublié

    La chanson que tu me chantais.

    {Refrain:}

    C'est une chanson qui nous ressemble.

    Toi, tu m'aimais et je t'aimais

    Et nous vivions tous deux ensemble,

    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,

    Tout doucement, sans faire de bruit

    Et la mer efface sur le sable

    Les pas des amants désunis.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

    Les souvenirs et les regrets aussi

    Mais mon amour silencieux et fidèle

    Sourit toujours et remercie la vie.

    Je t'aimais tant, tu étais si jolie.

    Comment veux-tu que je t'oublie ?

    En ce temps-là, la vie était plus belle

    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

    Tu étais ma plus douce amie

    Mais je n'ai que faire des regrets

    Et la chanson que tu chantais,

    Toujours, toujours je l'entendrai ! 

    (refrain)


    #85Verfasser Clélia (601872) 18 Nov. 23, 09:59
    Kommentar

    LA NEIGE



    Je te salue, ô Reine immaculée et fine,

    Souveraine que vêt un long manteau d’hermine !


    Tu t’es vue à ma vitre, et ma vitre, en hommage,

    A retenu captif ton radieux visage !


    Ô Reine de blancheur, si fragile et si douce,

    Le sol noir sous tes pas fleurit de blanche mousse !


    Le Vent porte ta traîne et balance tes voiles,

    La Nuit pose à ton front sa couronne d’étoiles !


    Et l’arbre, qui n’a plus de sève ni de force,

    Frémit quand tes bras clairs étreignent son écorce !


    Si le petit enfant t’adore, ô pure Dame,

    C’est qu’il peut comparer ta candeur à son âme !


    Et pour te caresser, rieur, ses deux mains frêles

    Ont la légèreté de deux petites ailes !


    Tu marches sur les toits, secrète, à l’heure brune,

    Et tu reçois le grand baiser bleu de la lune !…


    En ce jour où tu vas en robe lumineuse,

    Je te salue, ô Neige humble et silencieuse !


    Albert Lozeau

    poète canadien-français (1878 — 1924)

    https://www.flickr.com/photos/matthieu_gigon/...

    #86Verfasser Clélia (601872)  04 Dez. 23, 14:11
    Kommentar

    Schnee hinter meinem früheren Haus in der Rheinebene:

    https://addpics.com/files/ynw-uy-8de2.png

    #87Verfasser mars (236327)  04 Dez. 23, 15:17
    Kommentar

    Nikolaus der Gute kommt mit einer Rute, greift in seinen vollen Sack – dir ein Päckchen – mir ein Pack. 

    Ruth Maria kriegt ein Buch und ein Baumwolltaschentuch, Noske einen Ehrensäbel und ein Buch vom alten Bebel, sozusagen zur Erheiterung, zur Gelehrsamkeitserweiterung.

    Marloh kriegt ein Kaiserbild und nen blanken Ehrenschild. Oberst Reinhard kriegt zum Hohn die gesetzliche Pension.

    Tante Lo, die, wie ihr wisst, immer, immer müde ist, kriegt von mir ein dickes Kissen.

    Und auch hinter die Kulissen kommt der gute Weihnachtsmann, nimmt sich mancher Leute an, schenkt da einen ganzen Sack guten alten Kunstgeschmack.

    Schenkt der Orska alle Rollen Wedekinder, kesse Bollen – (Hosenrollen mag sie nicht: dabei sieht man nur Gesicht…). Der kriegt eine Bauerntruhe, Fräulein Hippel neue Schuhe, jener hält die liebste Hand.

    Und das Land? Und das Land? Bitt ich dich, so sehr ich kann: Schenk ihm Ruhe – lieber Weihnachtsmann!


    Kurt Tucholsky (1890-1935)

    #88Verfasser mars (236327) 06 Dez. 23, 05:43
    Kommentar

    Hier ein Bild von einer Weihnachtskrippe auf unserem Schrank. Die Figuren sind sog. santons aus Aubagne in Südfrankreich. Wir haben sie mal auf dem Straßburger Weihnachtsmarkt gekauft.


    https://addpics.com/files/ynw-ur-fb78.png 


    #89Verfasser mars (236327) 15 Dez. 23, 21:28
    Kommentar

    Très belle crèche ! La mienne est plus modeste : mes santons viennent aussi d'Aubagne et se résument à trois bergers et quelques moutons. Les rois mages ne sont pas encore arrivés 🙂 !

    #90Verfasser Clélia (601872) 18 Dez. 23, 06:11
    Kommentar

    La première crèche a été faite en Italie il y a 800 ans exactement.


    En France, les petites crèches dans chaque maison n'ont été réalisées en secret qu'à partir de l'interdiction religieuse, sous la Révolution et la Terreur, et la tradition a prospéré ensuite.

    Si une crèche était découverte lors d'une visite domiciliaire, on risquait la guillotine !

    #91Verfasser Retro-Loc (1365203)  18 Dez. 23, 08:31
    Kommentar

    @ Retro-Loc

    Merci, Retro-Loc, pour cette information intéressante. J'ignorais cela.

    Soit dit en passant, je croyais que les révolutionnaires voulaient supprimer les injustices. Ils auraient pu avoir de l'empathie pour ce couple très pauvre dont l'enfant a été mis au monde dans une étable parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie. Apparemment ce "détail" n'entrait pas dans leur idéologie ! Ils ne voyaient que les privilèges exorbitants du clergé de leur époque.😉 !

    ________________

    #88, explication :

    Siehe auch: Poème de Tucholsky

    #92Verfasser Clélia (601872)  18 Dez. 23, 11:45
    Kommentar

    Les petites statuettes en elles-mêmes étaient dénigrées mais tolérées "par habitude".

    Par contre, avoir une crèche n'était pas (encore) une tradition. C'était la réponse à l'interdiction des crèches extérieures (toujours publiques de 1223 à 1792), donc le signe d'une dévotion présente et, peut-être, d'une complaisance voire d'une aide aux prêtres "réfractaires" qui, s'ils étaient découverts, allaient directement à la guillotine ou se faire noyer aux pontons.


    Non, les révolutionnaires n'ont jamais eu l'esprit de justice, loin de là. Ils ont d'ailleurs fini la Terreur en s'entre-tuant entre eux.

    Dans cette période il n'y a eu que deux sentences possibles ! L'acquittement ou la peine de mort ! 

    RIEN entre les deux. Pas d'amende, pas de prison, pas d'exil, pas de travaux forcés.

    Un cambriolage avec circonstances atténuantes ? Peine de mort !

    Même porter un chapeau était puni de peine de mort !

    On ne peut pas appeler ça "supprimer les injustices".

    #93Verfasser Retro-Loc (1365203) 18 Dez. 23, 12:14
    Kommentar

    Hier die große Weihnachtspyramide in Clausthal-Zellerfeld:


    https://addpics.com/files/ynw-yx-24dd.png


    #94Verfasser mars (236327) 24 Dez. 23, 07:48
    Kommentar

    NATIVITÉ


    Ils ont cru trouver, splendide,

    Sous l'Etoile qui les guide,

    Un roi fier et triomphant...

    Ils n'ont trouvé qu'un Enfant.


    Ils ont cru, selon la Bible

    Des vieux prophètes terribles,

    Voir un trône éblouissant...

    Ils ont trouvé seulement

    Une pauvre hôtellerie

    Et Joseph avec Marie,

    Près du sommeil d'un enfant.


    Ils n'ont trouvé que Marie

    Dans une humble hôtellerie,

    Sans prestige, sans atours,

    Et des Anges tout autour;


    Des agneaux près de leur Maître,

    Des bergers qui menaient paître,

    Les cantiques d'une fête,

    Et le calme des labours...

    Que dire en ce jour de gloire?

    Ils venaient trouver la gloire,

    Ils n'ont trouvé que l'Amour.


    Henry SPIESS, poète genevois (1876-1940)


    #95Verfasser Clélia (601872) 24 Dez. 23, 12:09
    Kommentar

    Nouvelle année

     

    Le temps, d'un geste familier,

    A retourné son sablier.

    Janvier va remplacer Décembre

    Et de l'horloge qui bruit,

    Les douze larmes de minuit

     

    Viennent rouler dans la chambre.

    Le front couronné de jasmin

    Et de frais rubans pomponnée,

    Voici venir la jeune année:

    Bonsoir hier! Bonjour demain!


    Jacques Normand (1848 – 1931)

    https://bocdn.ecotree.green/blog/0001/02/51cf...

    #96Verfasser Clélia (601872)  31 Dez. 23, 15:28
    Kommentar

    Soir d’hiver

    Emile Nelligan (1879 -1941)


    Ah ! comme la neige a neigé !

    Ma vitre est un jardin de givre.

    Ah ! comme la neige a neigé !

    Qu’est-ce que le spasme de vivre

    À la douleur que j’ai, que j’ai !


    Tous les étangs gisent gelés,

    Mon âme est noire : Où vis-je ? Où vais-je ?

    Tous ses espoirs gisent gelés :

    Je suis la nouvelle Norvège

    D’où les blonds ciels s’en sont allés.


    Pleurez, oiseaux de février,

    Au sinistre frisson des choses,

    Pleurez, oiseaux de février,

    Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,

    Aux branches du genévrier.


    Ah ! comme la neige a neigé !

    Ma vitre est un jardin de givre.

    Ah ! comme la neige a neigé !

    Qu’est-ce que le spasme de vivre

    À tout l’ennui que j’ai, que j’ai !…

    https://scontent.fqls2-1.fna.fbcdn.net/v/t1.1...

    (Morges sous la neige)

    #97Verfasser Clélia (601872)  09 Jan. 24, 21:39
    Kommentar

    Dazu passt ein deutsches Winter-Gedicht von Rilke:


    Es gibt so wunderweiße Nächte,

    drin alle Dinge Silber sind.

    Da schimmert mancher Stern so lind,

    als ob er fromme Hirten brächte

    zu einem neuen Jesuskind.

    Weit wie mit dichtem Diamantenstaube

    bestreut, erscheinen Flur und Flut,

    und in die Herzen, traumgemut,

    steigt ein kapellenloser Glaube,

    der leise seine Wunder tut.


    #98Verfasser mars (236327) 10 Jan. 24, 07:56
    Kommentar

    Für demnächst ein Lied: „Freut euch, Ostern ist da“ https://www.youtube.com/watch?v=Z00wkSWUHgc


    #99Verfasser mars (236327) 28 Feb. 24, 13:34
    Kommentar

    En printemps, quand le blond vitrier Ariel

    Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,

    Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes

    En monceaux odorants croulent les violettes

    Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,

    Toujours revient en moi le songe absurde et cher

    Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes

    Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques

    Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux…

    Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux

    Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,

    Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,

    Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,

    Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,

    Traînaient limpidement les robes des légendes.

    Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes

    De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.

    Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil

    Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !

    Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées

    Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,

    Avec des yeux à l’ange et l’air » Exil du ciel » ,

    Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

    Mil-huit-cent-vingt… parfum des lyres surannées ;

    Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,

    Bonnes vieilles voguant sur » le lac » étoilé,

    Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.

    Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes

    Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes

    Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.

    L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

    C’était le temps du patchouli, des janissaires,

    D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.

    Byron disparaissait, somptueux et fatal.

    Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

    Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal.


    Albert Samain, Le chariot d’or

    #100Verfasser mars (236327) 01 Mär. 24, 15:05
    Kommentar

    „Märztag“ 


    Wolkenschatten fliehen über Felder,


    blau umdunstet stehen ferne Wälder.


    Kraniche, die hoch die Luft durchpflügen,

    
kommen schreiend an in Wanderzügen.

    Lerchen steigen schon in lauten Schwärmen,

    
überall ein erstes Frühlingslärmen.

    Lustig flattern, Mädchen, deine Bänder;

    
kurzes Glück träumt durch die weiten Länder.


    Kurzes Glück schwamm mit den Wolkenmassen;


    wollt′ es halten, musst′ es schwimmen lassen.


    Detlev von Liliencron.

    #101Verfasser mars (236327) 01 Mär. 24, 17:38
    Kommentar

    Ballon-Parabel: Ein Lehrer gab jedem Schüler einen Luftballon mit der folgenden Empfehlung: Blase ihn auf, schreibe deinen Namen darauf und wirf ihn in den Flur. Die Luftballons wurden gemischt und die Schüler hatten 5 Minuten Zeit, ihren eigenen Ballon zu finden. Trotz aller Aufregung konnte keiner seinen Ballon wiederfinden An diesem Punkt sagte der Lehrer zu den Schülern: Nimm den ersten Luftballon, den du findest, und gib ihn der Person, deren Name darauf steht. Nach ein paar Minuten hatte jeder Schüler seinen eigenen Luftballon.

    Dann sagte der Lehrer:

    „Diese Luftballons sind wie das Glück. Wir werden es nie finden, wenn jeder nur nach seinem eigenen sucht. Aber wenn wir uns um das Glück der anderen kümmern, werden wir auch unser eigenes finden.“



    #102Verfasser mars (236327) 13 Mär. 24, 12:34
    Kommentar

    So lob ich ihn mir, den

    Frühjahrsputz


    Das Sofa verlassen

    Die Trägheit wegräumen

    Gedanken ausschütteln


    Zerbrochene Gefühle ausmisten

    Die Ansprüche entrümpeln

    Verblasste Träume einfärben


    Verlorene Freude wieder finden

    Lächeln neu lackieren

    Den Antrieb umtopfen


    Das Ende zum Anfang kehren

    Alles gegen den Strich bürsten

    Die Zukunft rein waschen


    Alte Rituale einmotten

    Mein Menschlein abstauben


    Neue Worte suchen


    hermine geißler



    #103Verfasser Regenpfeifer (1228344) 14 Mär. 24, 14:25
    Kommentar

    Das Gedicht „Frühling“ von Else Lasker-Schüler.


    Wir wollen wie der Mondenschein

    Die stille Frühlingsnacht durchwachen,

    Wir wollen wie zwei Kinder sein,

    Du hüllst mich in dein Leben ein

    Und lehrst mich so, wie du, zu lachen.

    Ich sehnte mich nach Mutterlieb'

    Und Vaterwort und Frühlingsspielen,

    Den Fluch, der mich durch's Leben trieb,

    Begann ich, da er bei mir blieb,

    Wie einen treuen Freund zu lieben.

    Nun blühn die Bäume seidenfein

    Und Liebe duftet von den Zweigen.

    Du mußt mir Mutter und Vater sein

    Und Frühlingsspiel und Schätzelein

    - - - Und ganz mein Eigen …


    #104Verfasser mars (236327) 15 Mär. 24, 11:11
    Kommentar

    @ Regenpfeifer : J'ai bien aimé tes nettoyages de printemps. En googlant, j'ai trouvé un poème en français qui ressemble un peu au tien, en plus triste : un couple qui a perdu un enfant essaie de renaître à la vie en débarrassant les jouets du petit disparu et en transformant son logement. Le poème étant récent, je ne peux en transcrire que quelques extraits.

    Publié le 6 avril 2015 par Vette de Fonclare


    Il faut ouvrir largement les fenêtres,

    Laisser le ciel entrer dans la maison

    ...

    Changer fauteuils, canapés et moquette

    Pour y semer d’innombrables coussins ;

    Enlève donc tous ces jolis dessins

    Piqués aux murs, ses jouets, ses maquettes…

    Il faut tenter de rouvrir à la vie

    Nos cœurs brisés, tout comme la maison

    ...

    Je ne sais pas si le malheur s’essuie…

    Pour accepter, il faudra qu’on attende

    ...

    Tout transformer… Mais y sommes-nous prêts ?

    C’est épuisant, c’est si dur de combattre

    ... Il était si petit…

    Dans le jardin s’est ouverte une rose…

    https://poemes-provence.fr/nettoyage-de-printemps/

    #105Verfasser Clélia (601872)  16 Mär. 24, 20:52
    Kommentar

    @ Clélia : Oh oui, quelle tristesse....

    #106Verfasser Regenpfeifer (1228344) 17 Mär. 24, 08:20
    Kommentar

    Herr Winter, geh hinter!


    Herr Winter

    geh hinter,

    der Frühling kommt bald!

    Das Eis ist geschwommen,

    die Blümlein sind kommen

    und grün wird der Wald.


     Christian Morgenstern

    (1871-1914)

    #107Verfasser mars (236327) 19 Mär. 24, 08:51
    Kommentar

    Zum morgigen Palmsonntag:


      https://addpics.com/files/ynw-17g-d92a.png 

    #108Verfasser mars (236327) 23 Mär. 24, 09:11
    Kommentar

    Kein richtiges Ostergedicht, "nur":


    Frühling


    Mit dem Akazienduft

    fliegt der Frühling

    in dein Erstaunen


    Die Zeit sagt

    ich bin tausendgrün

    und blühe

    in vielen Farben


    Lachend ruft die Sonne

    ich schenke euch wieder

    Wärme und Glanz


    Ich bin der Atem der Erde

    flüstert die Luft


    Der Flieder

    duftet

    uns jung


    Rose Ausländer



    #109Verfasser Regenpfeifer (1228344) 30 Mär. 24, 11:36
    Kommentar


    Emmanuel Geibel. Ostermorgen: 


    Die Lerche stieg am Ostermorgen 

    empor ins klarste Luftgebiet 

    und schmettert' hoch im Blau verborgen 

    ein freudig Auferstehungslied. 

    Und wie sie schmetterte, da klangen 

    es tausend Stimmen nach im Feld: 

    Wach auf, das Alte ist vergangen, 

    wach auf, du froh verjüngte Welt! 


    Wacht auf und rauscht durchs Tal, 

    ihr Bronnen, und lobt den Herrn mit frohem Schall! 

    Wacht auf im Frühlingsglanz der Sonnen, 

    ihr grünen Halm' und Läuber all! 

    Ihr Veilchen in den Waldesgründen, 

    ihr Primeln weiß, ihr Blüten rot, 

    ihr sollt es alle mit verkünden: 

    Die Lieb ist stärker als der Tod. 


    Wacht auf, ihr trägen Menschenherzen, 

    die ihr im Winterschlafe säumt, 

    in dumpfen Lüften, dumpfen Schmerzen 

    ein gottentfremdet Dasein träumt. 

    Die Kraft des Herrn weht durch die Lande 

    wie Jugendhauch, o laßt sie ein! 

    Zerreißt wie Simson eure Bande, 

    und wie die Adler sollt ihr sein. 


    Wacht auf, ihr Geister, deren Sehnen 

    gebrochen an den Gräbern steht, 

    ihr trüben Augen, die vor Tränen 

    ihr nicht des Frühlings Blüten seht, 

    ihr Grübler, die ihr fern verloren 

    traumwandelnd irrt auf wüster Bahn, 

    wacht auf! Die Welt ist neugeboren, 

    hier ist ein Wunder, nehmt es an! 


    Ihr sollt euch all des Heiles freuen, 

    das über euch ergossen ward! 

    Es ist ein inniges Erneuen, 

    im Bild des Frühlings offenbart. 

    Was dürr war, grünt im Wehn der Lüfte, 

    jung wird das Alte fern und nah. 

    Der Odem Gottes sprengt die Grüfte - 

    wacht auf ! Der Ostertag ist da. 


    Unterm Baum im grünen Gras 

    Unterm Baum im grünen Gras 

    Sitzt ein kleiner Osterhas'! 

    Putzt den Bart und spitzt das Ohr, 

    Macht ein Männchen, guckt hervor. 

    Springt dann fort mit einem Satz 

    Und ein kleiner frecher Spatz 

    Schaut jetzt nach, was denn dort sei. 

    Und was ist's? Ein Osterei!

    #110Verfasser mars (236327) 31 Mär. 24, 08:38
    Kommentar

    Quand ce nom évoquait seulement la beauté de l'Orient et non pas, comme aujourd'hui, une guerre qui s'éternise ...


    Charles-Marie LECONTE DE LISLE (1818 - 1894)


    Les roses d'Ispahan

    Les roses d'Ispahan dans leur gaine de mousse,

    Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l'oranger

    Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,

    O blanche Leïlah ! que ton souffle léger.


    Ta lèvre est de corail, et ton rire léger

    Sonne mieux que l'eau vive et d'une voix plus douce,

    Mieux que le vent joyeux qui berce l'oranger,

    Mieux que l'oiseau qui chante au bord du nid de mousse.


    Mais la subtile odeur des roses dans leur mousse,

    La brise qui se joue autour de l'oranger

    Et l'eau vive qui flue avec sa plainte douce

    Ont un charme plus sûr que ton amour léger !


    O Leïlah ! depuis que de leur vol léger

    Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce,

    Il n'est plus de parfum dans le pâle oranger,

    Ni de céleste arome aux roses dans leur mousse.


    L'oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse,

    Ne chante plus parmi la rose et l'oranger ;

    L'eau vive des jardins n'a plus de chanson douce,

    L'aube ne dore plus le ciel pur et léger.


    Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger,

    Revienne vers mon cœur d'une aile prompte et douce,

    Et qu'il parfume encor les fleurs de l'oranger,

    Les roses d'Ispahan dans leur gaine de mousse !

    https://www.allventure.com/images/pic2/event2...

    #111Verfasser Clélia (601872)  19 Apr. 24, 07:29
    Kommentar

    Tulpenfest in Lahr, von meinem Freund W. Löschke fotografiert:


     https://addpics.com/files/ynw-1bc-7a13.png 

    #112Verfasser mars (236327) 23 Apr. 24, 12:38
    Kommentar

    Marceline DESBORDES-VALMORE (1786 - 1859)


    Les roses de Saâdi (poète persan)


    J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;

    Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes

    Que les nœuds trop serrés n'ont pu les contenir.


    Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées

    Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.

    Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;


    La vague en a paru rouge et comme enflammée.

    Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...

    Respires-en sur moi l'odorant souvenir.

    https://www.youtube.com/watch?v=vZXKq5_u3IQ

    https://www.eghn.org/wp-content/uploads/2017/...


    #113Verfasser Clélia (601872)  24 Apr. 24, 14:00
    Kommentar
    #114Verfasser mars (236327) 24 Apr. 24, 22:03
    Kommentar

    LES CHERCHEUSES DE MUGUET (extraits)

    André Theuriet (1833 — 1907)


    La mère et son enfant s’en vont par les futaies ...

    En cherchant des fleurs de muguet…


    Des muguets !… Pour les vendre ! — Au fond de leur demeure

    Tout est vide, huche et grenier ;

    Il ne reste au logis qu’un nourrisson qui pleure

    Dans son étroit berceau d’osier. —

    La ville où tout se vend leur paiera ces fleurettes.

    À l’œuvre donc ! Muguets aux mignonnes clochettes,

    Répandez-vous dans leur panier ! ...


    Toujours plus loin, toujours, par la chaleur croissante

    Elles marchent, courbant le dos.

    Et la mère parfois gronde l’enfant trop lente

    Qui s’attarde au bord des ruisseaux…

    Les nids sont pleins de joie et de battements d’ailes.

    Tout chante : rossignols, loriots, tourterelles…

    Que leur fait le chant des oiseaux ?


    Elles iront au soir, quand l’ombre emplit les rues,

    Vendre leurs bouquets aux passants,

    Et les garçons rêveurs et les filles émues

    Par les haleines du printemps

    Sentiront tout à coup dans leur cœur qui s’ignore

    De l’amour nouveau-né monter la voix sonore

    Au frais parfum des muguets blancs.


    Les vieillards, à l’aspect de la fleur printanière,

    Croiront voir dans un bleu lointain

    Les fantômes riants de leur jeunesse entière ...


    — La mère et son enfant gagneront leur demeure

    En rongeant un rude pain bis,

    Et, seules dans leur chambre humide et délabrée.

    Elles recompteront d’une main enfiévrée

    Leurs sous tachés de vert-de-gris.


    Puis toutes deux, sans autre espoir que les tortures

    Et les dégoûts du lendemain,

    Sans autre souvenir que les âpres morsures

    Des ronces barrant le chemin.

    Elles s’endormiront, avides d’une trêve.

    Avides d’oublier dans un sommeil sans rêve

    Les angoisses d’un jour sans pain...

    https://fr.wikisource.org/wiki/Veronica_Silve...

    https://www.interflora.fr/blog/wp-content/upl...

    #115Verfasser Clélia (601872) 01 Mai 24, 08:11
    Kommentar

    Pfingstrosen sollten zurzeit nicht fehlen:


    https://addpics.com/files/ynw-1dc-598f.png


    Pfingstrose

    Verhaucht sein stärkstes Düften

    Hat rings der bunte Flor,

    Und leiser in den Lüften

    Erschallt der Vögel Chor.

    Des Frühlings reichstes Prangen

    Fast ist es schon verblüht –

    Die zeitig aufgegangen,

    Die Rosen sind verblüht.

    Doch leuchtend will entfalten

    Päonie ihre Pracht, Von hehren Pfingstgewalten

    Im tiefsten angefacht.

    Gleich einer späten Liebe,

    Die lang in sich geruht,

    Bricht sie mit mächtgem Triebe

    Jetzt aus in Purpurglut.


    Ferdinand von Saar

    #116Verfasser mars (236327)  20 Mai 24, 10:33
    Kommentar

    Pour ma plus grande joie, des églantines s'épanouissent devant la fenêtre de ma cuisine.


    Marceline DESBORDES-VALMORE

    (1786 - 1859)

    L'ÉGLANTINE

    https://media.ooreka.fr/public/image/plant/18...

    Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire,

    Ne crains pas que sur toi j'ose étendre ma main.

    Sans en être arrachée orne un moment la terre,

    Et comme un doux rayon console mon chemin ...

    https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiq....

    #117Verfasser Clélia (601872)  04 Jun. 24, 09:55
    Kommentar

    C'était en 1947 ...


    https://www.youtube.com/watch?v=09Cmgu23Bw4&t=90s


    Wolfgang Borchert (1947) - Dann gibt es nur eins


    #118Verfasser Clélia (601872) 07 Jun. 24, 21:09
    Kommentar

    Und 1929:

    https://youtu.be/VxczNReZa1U


    Erich Kästner, Fantasie von übermorgen

    #119Verfasser Regenpfeifer (1228344)  08 Jun. 24, 18:16
    Kommentar

    @ Regenpfeifer : impressionnant ! Comment comprends-tu la fin du poème ? Les hommes ne regardent pas les femmes. Ils pensent qu'elles se sont mêlées de ce qui ne les regardent pas ? Ils sont vexés que ce soit elles et non eux qui ont réglé la question ?

    #120Verfasser Clélia (601872) 10 Jun. 24, 11:08
    Kommentar

    Peut-être qu'ils ont honte, peut-être qu'ils préféreraient être dehors au milieu d'une bataille ....

    #121Verfasser Regenpfeifer (1228344) 11 Jun. 24, 11:01
    Kommentar

    Oui, c'est sûrement ça !

    Rimbaud, Le Dormeur du Val

    https://www.youtube.com/watch?v=bgHyMWk9N4w

    #122Verfasser Clélia (601872)  11 Jun. 24, 12:42
    Kommentar

    @Clélia : pour moi, les deux sont indissociables :

    https://youtu.be/u8-qu6hDeLU

    #123Verfasser Regenpfeifer (1228344) 11 Jun. 24, 13:48
    Kommentar
    Pour Marie

    Dans l'ombre des instants, ton aura m'appelle,
    Un désir insaisissable, une douce étincelle.
    En manque de toi, sans même te connaître,
    Mon cœur bat au rythme de notre être.

    Dans l'écho des rêves, un amour s'est éveillé,
    Deux âmes errantes, dans l'ombre du passé.
    Un destin tracé, mais jamais rencontré,
    Les amants se cherchent, mais se sont évités.

    Dans le souffle du vent, leurs murmures se perdent,
    Des promesses brisées, des espoirs en désert.
    Un baiser jamais donné, une étreinte jamais connue,
    Un amour tragique, dans l'oubli suspendu.

    Les étoiles témoins, de leur amour inachevé,
    Regardent en silence, leur triste destinée.
    Deux cœurs égarés, dans l'immensité du temps,
    Se cherchant toujours, mais se fuyant constamment.

    Dans le livre de la vie, une page reste blanche,
    Un amour non vécu, une histoire qui flanche.
    Les amants se séparent, avant même de se trouver,
    Un amour tragique, destiné à s'évanouir dans l'éternité.

    - Simon LB -
    #124Verfasser SimonLB (1435745) 11 Jun. 24, 14:50
    Kommentar

    @ Regenpfeifer : Belle interprétation du Dormeur du Val de Rimbaud et du Déserteur de Boris Vian

     @ Simon LB : Très beau poème !


    Begegnung von Christian Morgenstern († 1914)


    Wir saßen an zwei Tischen - wo? - im All ...

    Was Schenke, Stadt, Land, Stern - was tut's dazu.

    Wir saßen irgendwo im Reich des Lebens ...

    Wir saßen an zwei Tischen, hier und dort.


    Und meine Seele brannte: Fremdes Mädchen,

    Wenn ich in deine Augen dichten dürfte

    Wenn dieser königliche Mund mich lohnte

    Und diese königliche Hand mich krönte - !

     

    Und deine Seele brannte: Fremder Jüngling,

    Wer bist du, daß du mich so tief erregest

    Daß ich die Kniee dir umfassen möchte

    Und sagen nichts als: Liebster, Liebster, Liebster!

     

    Und unsre Seelen schlugen fast zusammen.

    Doch jeder blieb an seinem starren Tisch

    Und stand zuletzt mit denen um ihn auf

    Und ging hinaus - Und sahn uns nimmer mehr.

    #125Verfasser Clélia (601872)  11 Jun. 24, 20:18
    Kommentar

    Françoise Hardy - Mon amie la rose (1965)]

    https://youtu.be/2ICFtXx546A?si=ggp49G6dJV812...]


    On est bien peu de chose

    Et mon amie la rose

    Me l'a dit ce matin

    À l'aurore je suis née

    Baptisée de rosée

    Je me suis épanouie

    Heureuse et amoureuse

    Aux rayons du soleil

    Me suis fermée la nuit

    Me suis réveillée vieille

    Pourtant j'étais très belle

    Oui, j'étais la plus belle

    Des fleurs de ton jardin

    On est bien peu de chose

    Et mon amie la rose

    Me l'a dit ce matin

    Vois le dieu qui m'a faite

    Me fait courber la tête

    Et je sens que je tombe

    Et je sens que je tombe

    Mon cœur est presque nu

    J'ai le pied dans la tombe

    Déjà je ne suis plus

    Tu m'admirais hier

    Et je serai poussière

    Pour toujours demain

    On est bien peu de chose

    Et mon amie la rose

    Est morte ce matin

    La lune cette nuit

    A veillé mon amie

    Moi en rêve j'ai vu

    Éblouissante et nue

    Son âme qui dansait

    Bien au-delà des nues

    Et qui me souriait

    Croit, celui qui peut croire

    Moi, j'ai besoin d'espoir

    Sinon je ne suis rien

    Ou bien si peu de chose

    C'est mon amie la rose

    Qui l'a dit hier matin...


    Source : LyricFind

    Paroliers : Cécile Caulier / Jacques Lacome


    Diesen Beitrag habe ich von CAFOUNIETTE übernommen


    #126Verfasser mars (236327)  13 Jun. 24, 17:26
    Kommentar
    @Clélia: merci, c'est gentil 😊
    @mars: la fragilité de la vie, la beauté éphémère, la rose est un miroir de notre propre existence, non?

    J'aime celle-ci aussi:

    Tous les garçons et les filles

    Tous les garçons et les filles de mon âge
    se promènent dans la rue deux par deux,
    tous les garçons et les filles de mon âge
    savent bien ce que c'est d'être heureux,

    et les yeux dans les yeux, et la main dans la main,
    ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain.
    oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine,
    oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime.

    Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils,
    sans joies et pleins d'ennuis personne ne murmure
    "je t'aime" à mon oreille.

    Tous les garçons et les filles de mon âge
    font ensemble des projets d'avenir,
    tous les garçons et les filles de mon âge
    savent très bien ce qu'aimer veut dire,

    et les yeux dans les yeux, et la main dans la main,
    ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain.
    oui mais moi, je vais seule par les rues, l'âme en peine,
    oui mais moi, je vais seule, car personne ne m'aime.

    Mes jours comme mes nuits sont en tous points pareils,
    sans joies et pleins d'ennuis oh! quand pour moi
    brillera le soleil?

    Comme les garçons et les filles de mon âge
    connaîtrais-je bientôt ce qu'est l'amour?
    comme les garçons et les filles de mon âge
    je me demande quand viendra le jour,

    où les yeux dans ses yeux, et la main dans sa main,
    j'aurai le cœur heureux sans peur du lendemain.
    le jour où je n'aurai plus du tout l'âme en peine,
    le jour où moi aussi j'aurai quelqu'un qui m'aime.

    Auteurs: Hardy
    Compositeurs: Hardy, Samyn
    #127Verfasser SimonLB (1435745) 14 Jun. 24, 08:56
    Kommentar
    #128Verfasser mars (236327) 24 Jun. 24, 16:23
    Kommentar

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/common...

    ABENDPHANTASIE

    Vor seiner Hütte ruhig im Schatten sitzt

       Der Pflüger, dem Genügsamen raucht sein Herd.

          Gastfreundlich tönt dem Wanderer im

             Friedlichen Dorfe die Abendglocke.

    Wohl kehren jetzt die Schiffer zum Hafen auch,

       In fernen Städten, fröhlich verrauscht des Markts

          Geschäftger Lärm; in stiller Laube

             Glänzt das gesellige Mahl den Freunden.

    Wohin denn ich? Es leben die Sterblichen

       Von Lohn und Arbeit; wechselnd in Müh und Ruh

          Ist alles freudig; warum schläft denn

             Nimmer nur mir in der Brust der Stachel?

    Am Abendhimmel blühet ein Frühling auf;

       Unzählig blühn die Rosen und ruhig scheint

          Die goldne Welt; o dorthin nimmt mich,

             Purpurne Wolken ! und möge droben

    In Licht und Luft zerrinnen mir Lieb und Leid ! -

       Doch, wie verscheucht von töriger Bitte, flieht

          Der Zauber; dunkel wirds, und einsam

             Unter dem Himmel, wie immer, bin ich -

    Komm du nun, sanfter Schlummer ! zu viel begehrt

       Das Herz; doch endlich,Jugend ! verglühst du ja,

          Du ruhelose, träumerische!

             Friedlich und heiter ist dann das Alter.

     Friedrich Hölderlin.

    https://www.krone-tuebingen.de/fileadmin/_pro...

    https://www.youtube.com/watch?v=hexBbCFgetw

    #129Verfasser Clélia (601872)  08 Aug. 24, 08:18
    Kommentar
    #130Verfasser mars (236327) 12 Aug. 24, 21:09
    Kommentar

    Neues Erleben


    Wieder seh ich Schleier sinken,

    Und Vertrautestes wird fremd,

    Neue Sternenräume winken,

    Seele schreitet traumgehemmt.


    Abermals in neuen Kreisen

    Ordnet sich um mich die Welt,

    Und ich seh mich eiteln Weisen

    Als ein Kind hineingestellt.


    Doch aus früheren Geburten

    Zuckt entfernte Ahnung her;

    Sterne sanken, Sterne wurden,

    Und der Raum ward niemals leer.


    Seele beugt sich und erhebt sich,

    Atmet in Unendlichkeit,

    Aus zerrißnen Fäden webt sich

    Neu und schöner Gottes Kleid.


    Hermann Hesse

    #131Verfasser ama-ryllis (1081929) 15 Aug. 24, 12:03
    Kommentar

    Gemeinsam


    Vergesset nicht

    Freunde

    wir reisen gemeinsam


    besteigen Berge

    pflücken Himbeeren

    lassen uns tragen

    von den vier Winden


    Vergesset nicht

    es ist unsre

    gemeinsame Welt

    die ungeteilte

    ach die geteilte


    die uns aufblühen läßt

    die uns vernichtet

    diese zerrissene

    ungeteilte Erde

    auf der wir

    gemeinsam reisen


    Rose Ausländer


    #132Verfasser Regenpfeifer (1228344) 15 Aug. 24, 16:05
    Kommentar

    Décès d'Alain Delon


    Il a cité plus d'une fois, à propos de sa vie mouvementée, ce passage (en lettres grasses) de On ne badine pas avec l'amour (Alfred de Musset)


    Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

    #133Verfasser Clélia (601872)  18 Aug. 24, 23:08
    Kommentar

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/common...

    Atkinson Grimshaw - Soirée au clair de lune (1880)


    LE JARDIN D’ANTAN / Émile Nelligan (1879-1941)


    Rien n’est plus doux aussi que de s’en revenir

        Comme après de longs ans d’absence,

                Que de s’en revenir

            Par le chemin du souvenir

            Fleuri de lys d’innocence,

                Au jardin de l’Enfance.


    Au jardin clos, scellé, dans le jardin muet

        D’où s’enfuirent les gaietés franches,

                Notre jardin muet

            Et la danse du menuet

            Qu’autrefois menaient sous branches

                Nos sœurs en robes blanches.


    Aux soirs d’Avrils anciens, jetant des cris joyeux

        Entremêlés de ritournelles,

                Avec des lieds joyeux

            Elles passaient, la gloire aux yeux,

            Sous le frisson des tonnelles,

                Comme en les villanelles.

    Cependant que venaient, du fond de la villa,

        Des accords de guitare ancienne,

                De la vieille villa,

            Et qui faisaient deviner là

            Près d’une obscure persienne,

                Quelque musicienne.


    Mais rien n’est plus amer que de penser aussi

        À tant de choses ruinées !

                Ah ! de penser aussi,

            Lorsque nous revenons ainsi

            Par des sentes de fleurs fanées,

                À nos jeunes années.


    Lorsque nous nous sentons névrosés et vieillis,

        Froissés, maltraités et sans armes,

                Moroses et vieillis,

            Et que, surnageant aux oublis,

            S’éternise avec ses charmes

                Notre jeunesse en larmes !

    #134Verfasser Clélia (601872)  06 Sep. 24, 13:31
    Kommentar

    Rainer Maria Rilke: "Herbst"


    Die Blätter fallen, fallen wie von weit,

    als welkten in den Himmeln ferne Gärten;

    sie fallen mit verneinender Gebärde.


    Und in den Nächten fällt die schwere Erde

    aus allen Sternen in die Einsamkeit.


    Wir alle fallen. Diese Hand da fällt.

    Und sieh dir andre an : es ist in allen.


    Und doch ist Einer, welcher dieses Fallen

    unendlich sanft in seinen Händen hält.


    #136Verfasser Regenpfeifer (1228344) 29 Sep. 24, 11:08
    Kommentar

    Ton poème m'a beaucoup plu, Regenpfeifer !

    J'ai trouvé cette interprétation en googlant.

    https://www.abipur.de/referate/stat/662301424.html

    #137Verfasser Clélia (601872) 01 Okt. 24, 09:05
    Kommentar
    #138Verfasser mars (236327)  01 Okt. 24, 12:32
    Kommentar

    Selma Meerbaum-Eisinger, Welke Blätter


    Plötzlich hallt mein Schritt nicht mehr,

    sondern rauschet leise, leise,

    wie die tränenvolle Weise,

    die ich sing', von Sehnsucht schwer.

    Unter meinen müden Beinen,

    die ich hebe wie im Traum,

    liegen tot und voll von Weinen

    Blätter von dem großen Baum.

    #139Verfasser Regenpfeifer (1228344) 01 Okt. 24, 19:39
    Kommentar

    In welken Kronen

    wiegt sich … der Herbst.

    Purpurne Blätter schweben,

    schwanken … schaukeln,

    trägkreiseln,

    fallen.

    Nebel webt schon,

    Krähen krächzen.

    Stare sammeln sich

    … Drosseln … ziehen

    … Wildgänse wandern.

    Noch einmal,

    kühlblass, müde

    scheint die … Sonne.

    Am stillen See,

    auf der kleinen Brücke,

    über das alte, krumme, morschmoosige Balkengeländer gelehnt,

    unter den dunklen,

    riesigen, schlangenbunt sich verästelnden Platanen,

    versunken,

    einsam … lange,

    stehe ich,

    starre … und … träume

    in ein

    gespiegeltes, seltsam fantastisches,

    wie unirdisches,

    märchenhaftes, zauberhaftes

    Paradies!


    (Arno Holz)


    Im Jahr 1929 stand Holz auf der Kandidatenliste für den Literaturnobelpreis.

    #140Verfasser mars (236327)  12 Okt. 24, 18:50
    Kommentar
    #141Verfasser mars (236327) 14 Okt. 24, 15:10
    Kommentar
    #142Verfasser mars (236327)  16 Okt. 24, 10:19
    Kommentar

    Der Herbst fängt an. Ich sehe es im Garten, an den Bäumen und Büschen. Ich spüre es an der Luft und den eigenen Gliedern. Der Sommer ist unwiderruflich vorbei. Gegen den Herbst ist kein Kraut gewachsen. Aber der Herbst ist schön und kann so reich an Farben sein. Die letzten Freuden des Lebens sind stiller, aber auch tiefer. So will ich den Herbst ruhig zu mir kommen lassen.


    (Phil Bosmans)

    #143Verfasser mars (236327)  23 Okt. 24, 18:39
    Kommentar

    Eva Strittmatter

    November I

    Die Blätter fallen so wie Vögel fliegen.

    Sie schwärmen aus. Doch kehrn sie nicht zurück.

    So fällt die Zeit von uns : Wir unterliegen.

    Und merken spät : Auch wir sind zu besiegen.

    Da strecken wir uns in der Stille noch ein Stück.


    November II

    Zwei letzte

    Knospen hat der Rosenstrauch.

    Die ersten

    Rosenfrüchte leuchten wie

    Kleine Winterfeuer auf.

    #144Verfasser Regenpfeifer (1228344) 01 Nov. 24, 07:50
    Kommentar

    https://www.flickr.com/photos/diegojack/38416...

    Jean MORÉAS

    1856 - 1910

    Quand reviendra l'automne avec les feuilles mortes

    Quand reviendra l'automne avec les feuilles mortes

    Qui couvriront l'étang du moulin ruiné,

    Quand le vent remplira le trou béant des portes

    Et l'inutile espace où la meule a tourné,


    Je veux aller encor m'asseoir sur cette borne,

    Contre le mur tissé d'un vieux lierre vermeil,

    Et regarder longtemps dans l'eau glacée et morne

    S'éteindre mon image et le pâle soleil.

    #145Verfasser Clélia (601872)  02 Nov. 24, 10:41
    Kommentar

    Graue Tage 

    Es ist mitunter, 

    als wären alle Fäden abgeschnitten...

    als wäre alles um dich her

    weitab und leer, 

    ein toter Raum, 

    und du dir selbst ein fremder Traum...

    ...als käme nie die Sonne wieder, 

    als klänge nie ein Lied mehr durch, 

    als höre alles langsam auf...


    und plötzlich flimmert's durch die Wolken

    und plötzlich trifft ein Klang ans Ohr 

    und leise fliegt auf goldenem Flügel 

    ein Schmetterling am Weg empor! 

     

    Cäsar Flaischlen (1864-1920)

    #146Verfasser mars (236327) 04 Nov. 24, 19:24
    Kommentar

    Ein Sprung vom November in den Mai :

    Hermann Hesse


    Mohn (1927)

    Dich hab ich lieb, du keckes Rot,

    So sonnendurstig, wild und lebend,

    Im Sommerduft zwischen Tag und Tod

    So blühend und fröhlich schwebend.


    Und doch zugleich so still verträumt,

    Als hegtest du ein Trauern,

    Daß deine Lust, so wild sie schäumt,

    Nur einen Sommer soll dauern.


    #147Verfasser Regenpfeifer (1228344) 26 Mai 25, 14:02
    Kommentar

    Coquelicots.


    Les fiers petits coquelicots

    Sont les gais soldats de la Flore :

    Rouges dragons, rouges turcos ;

    Sous le casque qui les décore,

    Ils ont un peu l’air mirliflore.


    Les fiers petits coquelicots

    Sont plus jolis qu’ils ne sont braves,

    Les brises ou les siroccos

    Fripant ces costumes suaves

    En feront vite des épaves.


    Maurice Vaucaire (1863–1918)

    Bucquoy-Tirailleurs-Tunisiens-et-Algériens-768x1021.jpg (768×1021)

    #148Verfasser Clélia (601872)  04 Jun. 25, 07:03
    Kommentar

    Joachim Ringelnatz (1883 - 1934)


    Pfingstbestellung


    Ein Pfingstgedichtchen will heraus

    ins Freie, ins Kühne.

    So treibt es mich aus meinem Haus

    ins Neue, ins Grüne.


    Wenn sich der Himmel grau bezieht,

    mich stört's nicht im geringsten.

    Wer meine weiße Hose sieht,

    der merkt doch: Es ist Pfingsten.


    Nun hab ich ein Gedicht gedrückt,

    wie Hühner Eier legen,

    und gehe festlich und geschmückt -

    Pfingstochse meinetwegen -

    dem Honorar entgegen.


    #149Verfasser Regenpfeifer (1228344) 09 Jun. 25, 07:08
    Kommentar

    LA ROSE


    C'est l'âge qui touche à l'enfance,

    C'est Justine, c'est la candeur.

    Déjà l'amour parle à son cœur :

    Crédule comme l'innocence,

    Elle écoute avec complaisance

    Son langage souvent trompeur.

    Son œil satisfait se repose

    Sur un jeune homme à ses genoux,

    Qui, d'un air suppliant et doux,

    Lui présente une simple rose.

    De cet amant passionné,

    Justine, refusez l'offrande ;

    Lorsqu'un amant donne, il demande,

    Et beaucoup plus qu'il n'a donné.


    Évariste de Parny (1753-1814)

    #150Verfasser Clélia (601872)  12 Jun. 25, 08:58
    Kommentar

    Johann Wolfgang von Goethe


    Heidenröslein


    Sah ein Knab ein Röslein stehn,

    Röslein auf der Heiden,

    War so jung, so morgenschön,

    lief er schnell, es nah zu sehn,

    sah's mit vielen Freuden.


    Knabe sprach: Ich breche dich,

    Röslein auf der Heiden !

    Röslein sprach: Ich steche dich,

    dass du ewig denkst an mich,

    und ich will's nicht leiden.


    Und der wilde Knabe brach

    's Röslein auf der Heiden:

    Röslein wehrte sich und stach,

    half ihm doch kein Weh und Ach,

    Musst' es eben leiden.

    Röslein, Röslein, Röslein rot,

    Röslein auf der Heiden.


    https://youtu.be/6Xa8_4z3sOw


    https://youtu.be/07VkE7E0D-U


    #151Verfasser Regenpfeifer (1228344)  12 Jun. 25, 09:07
    Kommentar

    Rainer Maria Rilke (1875-1926)


    Vor dem Sommerregen


    Auf einmal ist aus allem Grün im Park

    man weiß nicht was, ein Etwas fortgenommen;

    man fühlt ihn näher an die Fenster kommen

    und schweigsam sein. Inständig nur und stark

    ertönt aus dem Gehölz der Regenpfeifer,

    man denkt an einen Hieronymus:


    so sehr steigt irgend Einsamkeit und Eifer

    aus dieser einen Stimme, die der Guss

    erhören wird. Des Saales Wände sind

    mit ihren Bildern von uns fort getreten,

    als dürften sie nicht hören was wir sagen.


    Es spiegeln die verblichenen Tapeten

    das ungewisse Licht von Nachmittagen,

    in denen man sich fürchtete als Kind.

    #152Verfasser Regenpfeifer (1228344) 15 Jun. 25, 15:12
    Kommentar

    La journée heureuse / Anna de Noailles (1876-1933)

    Jardin-enchante-3.jpg (1920×1280)

    Voici que je défaille et tremble de vous voir,

    Bel été qui venez jouer et vous asseoir

    Dans le jardin feuillu, sous l'arbre et la tonnelle.

    Comme votre douceur sur mon âme ruisselle !

    Je retrouve le pré, l'étang, les noyers ronds,

    Les rosiers vifs avec leurs vols de moucherons,

    Le sapin dont l'écorce est résineuse et chaude ;

    Tout le miel de l'été aromatise et rôde

    Dans le vent qui se pend aux fleurs comme un essaim.

    — On voit déjà gonfler et mûrir le raisin ;

    L'odeur du blé nombreux se lève de la terre,

    Le jour est abondant et pur, l'air désaltère

    Comme l'eau que l'on boit à l'ombre dans les puits,

    Le jardin se repose, enfermé dans son buis...

    — Ah ! moment délicat et tendre de l'année,

    Je vais vous respirer tout au long des journées

    Et presser sur mon coeur les moissons du chemin ;

    Je vais aller goûter et prendre dans mes mains

    Le bois, les sources d'eaux, la haie et ses épines.

    — Et, lorsque sur le bord rosissant des collines

    Vous irez descendant et mourant, beau soleil,

    Je reviendrai, suivant dans l'air calme et vermeil

    La route du silence et de l'odeur fruitière,

    Au potager fleuri, plein d'herbes familières,

    Heureuse de trouver, au cher instant du soir,

    Le jardin sommeillant, l'eau fraîche, et l'arrosoir...


    Anna de Noailles


    #153Verfasser Clélia (601872) 15 Jun. 25, 22:31
    Kommentar

    Da können poetisch mit ihrem Songtext Sommerregen

     Die Fantastischen Vier nicht mithalten:



    Die Sonne scheint, der tag ist wie neu

    Keinen Augenblick, den ich bereu′

    Das Gewitter ist weg und war wichtig für jeden

    Die Luft ist noch feucht, es riecht noch nach Regen

    Ich hab' angst gehabt, als es über mich hereinbrach

    Mich gefragt, "Ist das heute wirklich dein tag?"

    Nicht gewagt, mich den wolken zu stellen

    Hielt mich fest an momenten, um mich noch zu erhellen


    Doch ich war zu verschwommen in alle dem

    Die Sicherheiten so angenehm

    Da wurd′ mein leben leider zu bequem

    Und überraschend, wie'n Schaltjahr war zahltag

    Alle hatten's kommen sehn′, ich stellte mich dumm

    Hatte angst zu versagen und das machte mich stumm

    Jedoch mich nicht zu verschonen war richtig

    Denn die Lektionen des lebens war′n wichtig


    Es ist klar

    Der Regen wäscht auf jeden fall

    Weg was war

    Und es erscheint mir überall

    Schenkt er auch neues Leben, 'ne neue chance für jeden

    Wenn sonnenlicht durch wolken bricht, wie nach ′nem sommerregen


    Der Sonnenschein, der uns beiden gefiel

    Brachte alleine noch keinen ans ziel

    Wir gingen zu zweit, um uns zu begleiten

    Mieden den streit, suchten nur gute Zeiten

    Doch die spannung bleibt, statt zusammen zu schweigen

    Bedrückende stille zwischen uns beiden

    Ab wann ist's zu spät, um sich zu begegnen

    Und mein lebensweg, baby, sehnt sich nach regen


    Doch wir mieden sturm, blieben daheim

    Wir alle bau′n diesen turm, schließen uns ein

    Um sicher zu geh'n bleibt jeder allein

    Und mit sicherheit geh′n wir genau daran ein

    Komm' wir lehnen uns wieder gegen den wind

    Und wir erleben im Regen, wessen wege es sind

    Wenn wir schicksalsergeben uns im tal begegnen

    Um tränen zu zählen im rinnsal des lebens


    Es ist klar

    Der Regen wäscht auf jeden fall

    Weg was war

    Und es erscheint mir überall

    Schenkt er auch neues Leben, 'ne neue chance für jeden

    Wenn sonnenlicht durch wolken bricht, wie nach ′nem sommerregen


    Nach Wegen gesucht und nicht gleich gefunden

    Den regen verflucht und doch nie überwunden

    Statt durch nebel zu geh′n, auf das, was auf uns zukommt

    Ham' viele nur einfach angst vor der zukunft

    Die träume, sie enden und scheinen gescheitert

    In Räumen, an wänden, hier geht es nicht weiter

    Denn wie alles da draußen erblüht unser leben

    Auch nur durch den wechsel von sonne und regen


    Es ist klar

    Der Regen wäscht auf jeden fall

    Weg was war

    Und es erscheint mir überall

    Schenkt er auch neues Leben, ′ne neue chance für jeden

    Wenn sonnenlicht durch wolken bricht, wie nach 'nem sommerregen


    #154Verfasser mars (236327) 16 Jun. 25, 10:50
    Kommentar

    Dans la médiathèque de ma ville, j'ai été interpellée par le titre d'un recueil de poèmes récemment publié. En le feuilletant, je suis tombée sur un poème qui m'a fortement fait penser aux forums de LEO.

    J'ai contacté l'auteure pour lui demander si je pouvais le publier ici. Elle a accepté, alors voici :


    GESPONNENE GEDANKEN


    Du warst hier und als du gingst

    hast du Gedankenfäden dagelassen

    Ich fand sie in den Ecken meiner

    täglichen Gedankenbahnen

    Ich spann sie weiter, immer mal

    wenn ich grad dran vorbeikam

    Ein kleiner roter Faden, der

    von deinem Kopf in meinen kam


    Ich zog ihn etwas länger

    Gab ein Ende einer Freundin mit

    Fragte sie nach Meinung und

    sie knüpfte an ihr Band damit

    Sie kennt dich nicht

    und doch trägt sie jetzt

    dein Gedankengut ein Stück

    Und so spannt sich ein Fadennetz

    in Fremden, die verbunden sind.


    Autorin: Sarah Marie

    Quelle: Zwischenmenschliches, Gedichte und Texte - Verlag: LAGO, 2025




    #155Verfasser bLauenNgewand (1166759) 09 Sep. 25, 20:36
    Kommentar

    Wunderbar ! 😉

    #156Verfasser Regenpfeifer (1228344)  09 Sep. 25, 20:43
    Kommentar

    bLauenNgewand , das gilt nicht zuletzt auch für diesen Faden!

    #157Verfasser mars (236327) 22 Nov. 25, 19:48
    Kommentar

    Madonna mit den Krähen

    Es ist November in der Welt.

    Der Baum hebt nackt sein Krüppelbein.

    Gebüsch bebt, bettelnd hingestellt.

    Vereinsamt stiert der Meilenstein.

    Frech wie ein Storch auf brachem Feld

    Die alte Vogelscheuche lungert.

    Die Mutter schleppt sich querfeldein.

    Das Kindlein friert, das Kindlein hungert.

    So grau war noch November nie.

    Die Mutter rastet auf dem Stein.

    Das Kind liegt schlaff auf ihrem Knie.

    Wie sie allein ist nichts allein.

    Wohl besser wär’s, es würde schnein,

    Verschnein die Weiten und die Nähen,

    Sie hebt den Kopf, sie hört ein Schrein,

    Die Krähen kommen, hundert Krähen ...

    Das Volk rauscht durch die Luft und schlägt

    Und taumelt um Marias Haupt.

    Doch keine Kräh im Schnabel trägt

    Ein Bröcklein, fluges wo geklaubt.

    Nie war die Welt so ausgeraubt.

    Die Krähen rings verzweifelt streichen,

    Aus Feld und Bäumen, todentlaubt,

    Der Mutter Speisung darzureichen.

    Nicht Korn und Haselnuss gibt’s mehr.

    So kahl war kein November noch,

    Und keine Nacht so liebeleer

    Wie diese, die jetzt näherkroch.

    Die Schwärze schlurft aus Schlucht und Loch.

    Maria haucht, ihr Kind zu wärmen,

    Und beugt sich tief, wenn immer noch

    Die Krähn sie wahnsinnschrill umschwärmen.

    Franz Werfel

    #158Verfasser oopsy (491382) 23 Nov. 25, 08:35
    Kommentar

    Les sanglots longs

    Des violons

    De l’automne

    Blessent mon cœur

    D’une langueur

    Monotone.


    Paul Verlaine – Chanson d’automne (extrait)

    #159Verfasser Isabelle. (609042) 24 Nov. 25, 15:34
    Kommentar

    Soupir


    Mon âme vers ton front où rêve, ô calme soeur,

    Un automne jonché de taches de rousseur,

    Et vers le ciel errant de ton oeil angélique

    Monte, comme dans un jardin mélancolique,

    Fidèle, un blanc jet d’eau soupire vers l'Azur ! 


    – Vers l'Azur attendri d’Octobre pâle et pur

    Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie

    Et laisse, sur l’eau morte où la fauve agonie

    Des feuilles erre au vent et creuse un froid sillon,

    Se traîner le soleil jaune d’un long rayon.


    Stéphane Mallarmé


    #160Verfasser Isabelle. (609042) 25 Nov. 25, 09:46
    Kommentar
    #161Verfasser mars (236327)  25 Nov. 25, 12:34
    Kommentar

    Am 30. November ist dieses Jahr der erste Advent.


    Mascha Kalenko, Advent


    Der Frost haucht

    zarte Häkelspitzen

    perlmuttgrau

    ans Scheibenglas.

    Da blühn bis an die Fensterritzen

    Eisblumen, Sterne, Farn und Gras.


    Kristalle schaukeln von den Bäumen,

    die letzten Vögel sind entflohn.

    Leis fällt der Schnee ...

    in unsern Träumen weihnachtet es

    seit gestern schon.



    #162Verfasser Regenpfeifer (1228344) 25 Nov. 25, 12:59
    Kommentar

    Erster Schnee


    Aus silbergrauen Gründen tritt

    ein schlankes Reh

    im winterlichen Wald

    und prüft vorsichtig, Schritt für Schritt, den reinen, kühlen, frisch gefallnen Schnee. 

    Und deiner denk ich, zierlichste Gestalt.


    Christian Morgenstern

    #163Verfasser mars (236327) 28 Nov. 25, 18:06
    Kommentar

    Hermann Hesse: Einem Freunde mit dem Gedichtbuch


    Was mich je bewegte und erfreute

    Seit den sagenhaften Jugendtagen,

    All dies Flüchtige und bunt Zerstreute

    An Besinnungen und Träumereien,

    An Gebeten, Werbungen und Klagen

    Findest du auf diesen Seiten wieder.

    Ob erwünscht sie oder unnütz seien,

    Wollen wir nicht allzu ernstlich fragen -

    Nimm sie freundlich auf, die alten Lieder !

    Uns, den Altgewordnen, ist das Weilen

    Im Vergangenen erlaubt und tröstlich,

    Hinter diesen vielen tausend Zeilen

    Blüht ein Leben, und es war einst köstlich.

    Werden wir zur Rechenschaft gezogen,

    Daß wir uns mit solchem Tand befaßten,

    Tragen wir wohl leichter unsre Lasten

    Als die Flieger, die heut nacht geflogen,

    Als der Heere arme, blutige Herde,

    Als die Herrn und Großen dieser Erde.



    #164Verfasser Regenpfeifer (1228344) 06 Jan. 26, 19:38
     
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