Etre emporté = être entraîné dans un mouvement irrésistible
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais...Tiré du CNRTL :
III.− Entraîner dans un mouvement irréversible.
A.− [Le suj. désigne une force imprimant ce mouvement]
1. [Une force naturelle] Le courant emporte la barque; le mouvement qui emporte l'univers. Ce stérile mouvement qui emporte les jours, comme la tempête emporte en cette saison les feuilles séchées (Lamennais, Lettres Cottu,1826, p. 175):
8. As-tu jamais vu un petit poisson qui essaie de remonter un courant rapide, et que la force du courant maintient à la même place, immobile et frémissant? Enfin le courant l'emporte, comme une feuille. J'ai lutté contre le courant. J'ai lutté, je cède, il m'emporte. Montherlant, Pasiphaé,1936, p. 113.
9. ... ce n'est pas la guerre abattant sur moi cette trombe ce déferlement qui ne sait d'où il vient où il va ce qu'il fait qui me roule m'emporte me traîne me rejette et me reprend me met en pièces me balaye et me balance m'enlève au haut de sa vague et je tombe... Aragon, Le Roman inachevé,1956, p. 53.
− Au passif. Être emporté par le flot, le torrent, le tourbillon, la tourmente, le vent.
♦ P. métaph. et au fig. D'autres [commerçants] qui (...) sombraient, roulés, emportés, dans le flot des désastres (Zola, Bonh. dames,1883, p. 756).
http://www.cnrtl.fr/definition/emport%C3%A9